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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 09:57

Plutôt que d'essayer de dompter ma PAL en m'attaquant aux titres les plus anciens, j'ai cédé devant ma fille qui voulait absolument que je me plonge dans Rebelle Belle de Rachel Hawkins, car l'image est très belle…

Moi je la trouve niaise et trop girly, mais je ne pouvais pas lui dire, ma fille n'a que 3 ans, un âge où les couettes et les sacs à dos roses sont le top de la mode ! Alors j'ai été lire l'avis d'Ori et je me suis plongée dans ma lecture. Heureusement que j'avais l'avis d'Ori en tête d'ailleurs, car j'ai pris l'ensemble pour ce que c'était : un roman drôle, sans prétention, qui ne se prend pas au sérieux mais qui avance avec logique et coup de cimeterre.

 

Harper est une élève modèle, présidente d'un nombre incalculable d'associations, en couple depuis 2 ans avec un garçon parfait et sur le point de se faire couronner reine du bal. Mais le soir du bal, alors qu'elle se maquille dans les toilettes, le concierge débarque, en sang et mourant. Il l'embrasse et la laisse faire face à un prof d'histoire assassin.

 

L'histoire est tordue, les personnages attachants et je craque pour le salon de thé d'Annemarie. Harper va progressivement accepter son destin et voir sa vie d'adolescente complètement bouleversée. Ori évoquait Buffy contre les vampires et c'est vraiment ça. J'ai même envie de revoir le début de la série maintenant (mais supporterai-je le look des personnages?).

 

Un premier tome qui me donne finalement envie de lire la suite !

 

Rebelle Belle – Rachel Hawkins – Wiz Albin Michel – en savoir plus

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 10:11

J'ai été volontaire à deux reprises, au Togo et au Kirghizstan et le sujet du volontariat me tient à coeur, même si aujourd'hui je ne repartirai pas de la même façon. (vaste sujet dont ce n'est pas le propos ici).

Il ne m'a donc fallu que les deux premières lignes de la quatrième de couverture pour décider de lire Là où naissent les nuages.

Mon père m'a attrapée par les épaules.

- Viens avec moi. Un voyage humanitaire, c'est le genre d'expérience qui marque une vie entière.

 

Amélia se sent coincée dans sa vie d'adolescente. Elle vit avec des parents lumineux, à l'aise, beaux, chez qui tout réussi. Des parents qui ont fait le tour du monde, travaillé au Soudan et réussi de brillantes carrières. Alors elle, elle mange, elle grossit et se prend à rêver d'être une autre de temps en temps. L'occasion se présente de façon aussi soudaine qu'inattendue lorsque sa mère reçoit une lettre de Mongolie, d'une association qu'elle soutient financièrement depuis des années après y avoir été volontaire quelques temps.

 

Il y a beaucoup de jeunes de 18 ans qui tentent de sauver le monde. Dans mes mauvais jours, je les trouve insupportable. Mais je dois admettre qu'ils sont pleins de volonté et que ce n'est qu'en se rendant sur place qu'ils prendront conscience de leur insignifiance (enfin c'est ce que j'espère). Sauver les petits africains c'est toujours plus classe qu'aider les sdf français.

 

Autant dire que j'ai débuté ma lecture avec un œil critique, mais rassuré par le seul autre titre que je connais de Annelise Heurtier (Le Carnet rouge, génial sur le Népal). Rapidement je me suis attachée à Amélia, si humaine, si juste, si honnête envers elle-même. Elle sait bien que des gamins vivent dans des conditions insupportables, mais elle n'est pas obligée de le voir pour de vrai et vivre avec le souvenir au quotidien, se dit-elle. Car Amélia n'a pas la fibre du jeune sauveur, au contraire, elle resterait bien chez elle, laissant dans la périphérie de sa conscience les misères du monde.

La réalité du terrain est également décrite avec justesse, les idées préconçues de notre vie occidentale, l'inutilité, la barrière de la langue, la banalité des gestes qui comptent.

 

J'ai finalement été déçue par le roman en raison de la fin. Amélia finit par découvrir un secret de famille et c'est nul, ça n'a rien à faire dans l'histoire, ce n'était pas nécessaire. Heureusement cela ne concerne qu'une petite vingtaine de pages.

Un récit que je recommande à tous ceux qui rêvent d'ailleurs, de vie qui compte et de rencontre improbable.

 

Là où naissent les nuages – Annelise Heurtier – Casterman – en savoir plus

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 07:55

 

Charlotte termine sa première journée dans son nouveau pensionnat épuisé. Il y a eu tellement de choses nouvelles à assimiler. Mais quand elle se réveille le matin suivant, elle ne comprend pas ce qu'il se passe. L'école est la même, le lit aussi, mais à côté d'elle se tient Emily qui dit être sa sœur. Elle lui dit aussi qu'elle s'appelle Clare et tout dans l'école à un côté vieux-jeu.

 

J'aime les voyages dans le temps, plus que je n'aime les romans historiques, c'était suffisant pour emprunter Charlotte Sometimes. Surtout que je n'avais pas lu en anglais depuis quelques temps et que j'avais envie de découvrir la première guerre mondiale à travers les yeux de cette jeune anglaise.

J'ai tellement lu sur la 2nde guerre mondiale, que j'avais fini par amalgamer les deux guerres dans une série de bombardement et de privation. Charlotte m'a fait découvrir une Angleterre bien différente, avec quelques privations, mais surtout la peur de perdre un père ou un frère et puis finalement la grippe espagnole.

 

C'est un récit délicat, avançant pas à pas, avec quelques grandes aventures d'enfant. Une lecture relativement facile en anglais. C'est avant tout un récit d'enfance avec la vie quotidienne du pensionnat, le lien entre sœurs et quelques questionnements sur celui que l'on est vraiment.

 

Un livre a évité dans un format trop ancien, car pendant quelques années, la fin a été réécrite, sans un passage qui m'a beaucoup plus. Les versions récentes sont fidèles au texte d'origine.

 

Charlotte Sometimes – Penelope Farmer – Vintage Classics - en savoir plus

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 09:42

De Mike Horn j'ai souvent entendu parler de son incroyable aventure autour de la Terre en restant le plus proche possible de l’Équateur. Le stock de ma bibliothèque m'a cependant fait découvrir comme première lecture son aventure autour du cercle polaire arctique relaté dans Conquérant de l'impossible.

 

Mike Horn est un aventurier, dont le moral tient plus du sportif de très haut niveau qu'autre chose. D'ailleurs il se prépare comme un sportif, avec des entraînements et un choix de matériel qui ne doit rien au hasard.

C'est ainsi que l'expédition Arktos (20 000 kilomètres sur le cercle polaire arctique en 2 ans) débute par une tentative de rejoindre le pole Nord en solo.

 

Je ne comprendrai jamais totalement la motivation derrière une telle expédition, mais c'est assez incroyable à lire. Comment imaginer ce que l'on ressent à marcher tous les jours dans l'obscurité polaire par -45°C. Ou que l'on puisse se geler les poumons en inspirant trop fortement. Il y a des soucis de matériels, mais aussi un sens logique et pratique qui est poussé à l'extrême.

 

Une lecture parfaite pour l'été, dans laquelle on croise des ours, des loups, des renards polaires et des cultures dont je ne connaissais absolument rien. C'est d'ailleurs là ma frustration, curieuse des hommes que je suis, j'aurai aimé en savoir plus. Mais ce n'est pas le but je le sais bien, alors j'ai suivi un seul homme dans un monde très peu peuplé.

 

Conquérant de l'impossible – Mike Horn – XO Editions – en savoir plus

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 14:27

Benjamin est un dessinateur français de BD. S'il a été célèbre et récompensé, il est à présent en panne d'inspiration et décide de se rendre au Japon pour retrouver une femme rencontrée fugacement il y a des années.

Michihiko est patron de café mais la boisson qu'il sert est imbuvable. Sa femme ne veut plus le voir et les clients sont de plus en plus rares.

 

J'aime emprunter juste à la couverture les titres de la collection écritures chez Casterman, car j'y découvre toujours des histoires riches, complètes, en un ou deux tomes maxi, sans que cela ne joue sur la qualité. C'est ainsi que 2 expressos est arrivé chez moi.

Pour le titre aussi, j'aime les histoires de cafés.

 

Lorsque Michihiko et Benjamin font connaissance, on s'attend à ce que la rencontre vire au désastre. Il est tellement facile de se les représenter en seulement quelques cases. Chaque personnage est complet, complexe, comme ses petits vieux amateurs de punk.

Le graphisme a eu plus de mal à me séduire au départ, japonais mais pas trop, avec une forte influence de la BD européenne dans la représentation des personnages.

 

J'ai beaucoup apprécié la lenteur qui se dégage de cette petite ville perdue au milieu de nulle part où même les trains ne s'arrêtent plus. J'ai aimé ces personnages paumés, leur histoire qui avance tranquillement, dont les changements sont à peine perceptible, comme dans la vraie vie.

 

2 expressos – Kan Takahama - Casterman – en savoir plus

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 06:12

J'ai découvert les récits à l'origine de la série TV La petite maison dans le prairie il y a quelques années. J'ai lu ce que je pensais être le premier tome, qui semble être une préquelle à la série. Et puis finalement, je viens de découvrir La petite maison dans les Grands Bois, une préquelle à la préquelle…

 

La famille Ingalls vit dans les Grands Bois. La petite Laura nous raconte le quotidien au fil des saisons, la préparation pour l'hiver, les récoltes, la fête de Noël, sa toute première sortie en ville. Le quotidien est banal mais tellement loin du notre qu'il est très dépaysant.

 

J'ai lu ce livre tranquillement, à voix haute pour le partager avec ma fille Nine (3 ans 1/2). Nous avons discuté à plusieurs reprises de ce que nous lisions, le mensonge, les punitions, les ours, l'absence d'électricité, le nombre de jouets, la diférence entre les garçons et les filles.

Je ne connais pas la série et je ne peux donc comparer, je ne peux que dire que cette lecture est très enrichissante. Le soin de la maman a coloré le beurre en hiver pour avoir toujours un beau beurre jaune sur la table. Le découpage et la cuisson du cochon nous apprend qu'absolument tout sera utilisé. Un autre monde, celui des pionniers américains, celui de familles qui lorsque le gouvernement offre la terre a ceux qui oseront s'installer sur les territoires indiens, n'hésitent pas à partir y vivre.

 

Une réflexion intéressante à une époque où la notion de simplicité (ou minimalisme) est à la mode, où de plus en plus de personnes rêvent d'autonomie. Car chez les Ingalls il n'y a pas de simplicité volontaire, ni d'autonomie totale. Il y a des vêtements qui ne servent qu'une fois tous les 5 ans, du sucre acheté et conservé avec soin car c'est tellement plus élégant que le sirop d'érable récolté par le grand-père. Qui disait qu'avant c'était mieux ? ;-)

 

La petite maison dans les Grands Bois (préquelle aux 8 tomes de la petite maison dans la prairie) – Laura Ingalls Wilder - en savoir plus

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 06:08

Du côté de Tokyo, des jeunes filles s'ennuient, non pas d'amis et décident de répondre à une proposition par mail : écrire un récit à 4 voix. Chacune est chargée d'écrire les passages correspondant à un personnage précis. Il y a la collégienne amoureuse de son prof particulier, le prof en question, un jeune garçon qui harcèle la jeune fille et une détective. La tension monte jusqu'au jour où l'une des rédactrices disparaît véritablement.

 

L'introduction du Chain Mail est assez longue. Nous découvrons les personnages, leur quotidien, en attendant une seule chose : que ça démarre ! Et puis le récit dans le récit commence, tout s'accélère et on se retrouve happer par l'histoire.

Plus le récit avance, plus on fait de suppositions. J'ai tenté de deviner le pourquoi du comment, j'ai tout mis en doute, je me suis approchée de la vérité pour mieux m'en éloigner. L'auteur joue avec nous tout autant qu'avec ses personnages. L'ensemble est bien mené, il n'y a que la toute toute fin, l'ouverture sur l'après (en gros les deux derniers paragraphes je pense) que j'ai trouvé de trop. Mais pourquoi pas.

 

J'aime beaucoup les romans japonais, car la vie quotidienne étant différente de la notre, il est difficile de savoir où l'auteur nous conduit, même dans des récits moins polars.

 

Chain Mail – Hiroshi Ishizaki – éditions du rocher – en savoir plus

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