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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 15:43

 

Passionnée de livres et de lecture, je suis attirée comme un aimant par la simple vue d'une librairie. Et même en voyage, alors que je ne comprends pas un mot de ce qui s'écrit, j'y flâne, je m'extasie devant certaines couvertes et m'étonne de certaines traductions. Je vous ai déjà présenté une librairie kirghize et plusieurs librairies japonaises.

 

Cette fois-ci il s'agit des librairies croisées dans ma nouvelle vie nomade, soit depuis septembre 2013. Nous sommes passés à Zagreb, à Istanbul, dans plusieurs villes grecques et sommes à présent en Sicile.

Petit tour en images :

 

Zagreb – Les librairies sont nombreuses, mais avec deux types assez précis. La librairie qui offre de vieux ouvrages, voir des livres d'occasion qui a un charme particulier, une ambiance propre à chaque lieu. La librairie d'ouvrage neuf qui m'a fait penser à chaque fois à une mini-fnac. La production jeunesse pour les touts-petits est pas terrible, avec énormément de rose et rien de très artistique.

librairie zagreb 1

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Istanbul – Là aussi les librairies sont nombreuses mais bien plus indépendantes et personnalisés qu'à Zagreb. On m'avait conseillé de faire un tour au bazar spécialisé dans les livres (entre le grand bazar et une université), mais j'ai été déçue car on y trouve essentiellement des ouvrages scolaires. Les rayons jeunesses des librairies par contre sont un régal pour les yeux.

Istanbul--1-.JPG

 

La Grèce – Pas de photo à vous proposer, car à Athènes je ne suis tombée que sur des librairies religieuses ou sur la librairie française (très bien faite et fournie, mais l'intérêt d'une photo est limitée). Puis à Zakynthos les librairies étaient en fait des magasins de matériels scolaires, avec beaucoup de cahiers, un peu de presse, de cartes de vœux et quelques livres.

 

La Sicile – Retour des vraies librairies. Avec beaucoup de titres américains que l'on trouve aussi bien en France qu'en Italie. Je n'ai quasiment pas vu de titres français, à l'exception de Zou, qui passe tous les soirs à la télévision en italien. Car ici aussi c'est le paradis des produits Disney.

http://avenuereinemathilde.com/wp-content/uploads/2014/01/DSCF0125.jpg

 

sicile--1-.JPG

 

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Notre périple devant continuer encore quelques temps, j'espère avoir prochainement d'autres librairies à vous faire découvrir. En attendant, jettez un œil à cette sélection des plus belles librairies du monde.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:00

J'ai travaillé pendant deux ans, tous les week-end, dans une librairie spécialisée jeunesse. Voici quelques scènes de vie professionnelle...

 

Offrir un livre oui, mais vraiment pas cher

"Bonjour, j'ai vu cette semaine en vitrine un livre sur la vie des animaux. Vous l'avez toujours ?

- Bien sûr madame, c'est un documentaire sur les animaux de la ferme pour les enfants de 3-4 ans.

- Ah, pour ma petite fille de 9 ans, ça ne va pas aller alors."

Ma patronne lui sort une sélection de livre sur les animaux, mais elle a un budget serré, elle repartira avec le livre vu au départ, le moins cher de ce qu'on propose.

 

Offrir un livre, parce que franchement ce gamin je ne le connais pas

Valable surtout pour les enfants de moins de 5 ans. En général l'enfant du client est invité à un anniversaire. Ni les parents, ni l'enfant ne sont capables de donner une seule info sur l'enfant en question (sauf s'il est surdoué, mais j'y reviendrai plus tard). Dans ce cas là trois cas de figures

- c'est une fille, elle aura le droit à un livre sur les fées ou les princesses (ce que j'appelle les livres roses) !

- c'est un garçon, il aura le droit à un livre sur les pirates (ou les dinosaures) !

- l'anniversaire a un thème, il aura un cadeau dans le thème (heureusement certains thèmes sont très ouverts)

 

Offrir un livre car l'enfant va mal

"Je voudrais quelque chose qui peut passer dans une boite aux lettres pour une fille de 11 ans qui sort de l'hôpital et ne peux sortir de chez elle. Quelque chose d'assez gaie et peut-être même un cahier d'activité

- Savez-vous si c'est une bonne lectrice, si elle a une passion ?

- Je n'en ai aucune idée, mais de toute façon vu les circonstances pas de livres avec du sport. Car vous savez elle a eu un accident, dans telle rue, blablabla, et alors les médecins, blablabla, et maintenant, blablabla. Tout le monde pensait que blablablablablablabla"

 

"Nous sommes invités chez une amie, je voudrais un livre pour son fils. Ses parents viennent de divorcer."

"C'est pour une petite fille. Son papa est mort il y a deux ans."

Je me demande toujours en quoi ces infos me servent à quelque chose

 

"Ma mère a Alzheimer, vous auriez quelque chose..."

 

"Mon frère [adulte] a eu une vie vraiment difficile, il est plus jeune que moi, alors j'essaye de lui donner le moyen de s'évader de son univers. Je voudrais quelque chose de réaliste, de positif, qui l'aide à surmonter tout ça."

 

"Mon fils de 3 ans me mord, auriez-vous un livre pour qu'il arrête."

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/8/6/3/9782244131368.gifOffrir un livre car son enfant est surdoué

"Je cherche un livre pour ma petite-fille, elle a 3 ans mais elle est très en avance pour son âge

- Oui, mais elle ne sait pas lire donc il va falloir choisir un album.

- Bien sûr que nous elle ne sait pas lire, mais elle a une façon de voir le monde très proche de sa soeur de 10 ans."

Et repartir avec un coloriage pour les 2-3 ans...

 

"Mon fils est très en avance, il est au cp mais aime beaucoup lire."

Et repartir avec un livre sans texte.

 

Bien sûr il y a aussi ceux qui prennent vraiment des livres pour des enfants de 2 à 5 ans de plus que le leur.

Mais je vous rassure, cela ne concerne que les enfants de moins de 7 ans. Ensuite le temps du primaire ils sont normaux et arrivés au collège ils sont plutôt attardés.

 

"Je voudrais offrir un livre à mon neveu, il a 13 ans, mais à part les BD rien ne l'intéresse."

 

Offrir un livre car le parent "craque"

J'avoue, ceux-là je les adore

"Auriez-vous de nouveaux livres dans la collection Pénélope, car j'en ai absolument ras le bol de raconter tous les soirs Pénélope à la montagne ? Voir même complètement autre chose".

Et quand ça fait longtemps que le parent lit le même livre, il peut même repartir avec 10 titres !

 

Offrir un livre car l'enfant aime lire

Malheureusement cette raison est la moins souvent utilisée et le plus souvent à tord et à travers par des gens qui ne connaissent absolument pas l'enfant (c'est la fille de la nièce de ma voisine). Le client pense alors que le libraire saura trouver LE livre qui convient à n'importe quelle fille de tel âge aimant lire.

 

Bon je vous rassure certains beaucoup de clients connaissent leurs enfants (ou ceux des autres), se sont un peu renseignés, prennent note du dernier titre qu'ils ont aimé et surtout n'attendent aucun miracle, juste un avis honnete pour faire un cadeau qui fait plaisir à l'enfant et non qui donne bonne conscience à l'adulte.

 

Et vous, avez-vous vécu des situations désespérantes en librairie ?

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:00

 

http://welinde.files.wordpress.com/2011/11/awful-books-edit.jpgIl y a un type de billets que je n'aime pas écrire et que pourtant je fais quand cela doit être fait : écrire une chronique sur un roman que je n'ai pas apprécié.

Ce n'est pas ce qui arrive le plus souvent et ce blog étant le mien, je pourrais tout simplement laisser tomber. Mais je trouve que les blogs ne présentant que des avis positifs manquent de sincérité, de relief, car je n'arrive pas à savoir si les avis sont positifs pour ne pas blesser l'auteur/l'éditeur/les lecteurs ou si les avis négatifs sont purement et simplement mis de côté.

 

Je pense que les avis négatifs permettent d'avoir une graduation du blogueur que l'on suit. Quand il y a des « j'ai détesté », les « coups de coeur » semblent encore plus fort.

C'est en partant de ce principe que je publie sur ce blog un billet pour tous les romans que je lis, sauf les suites de série. Je présente 99 % des mangas également (je mets une marge d'erreur car certains restent tellement peu de temps chez moi que je les oublie peut-être). Pour les albums c'est un peu différent depuis que je suis maman. Nous rapportons toutes les semaines des livres de la bibliothèque et du coup je n'en présente que très peu sur l'ensemble. Il y a ceux qui sont vraiment nuls, ceux qu'on oublie aussi vite qu'on les a lu et les documentaires que j'ai du mal à présenter. A l'inverse ceux qu'on aime reste trois semaines à la maison, sont lus tous les soirs et n'arrivent pas souvent jusqu'à ma pile de livres à chroniquer.

 

La difficulté de rédaction de ce genre de billet vient du sentiment que je dois me justifier pour dire « ce livre est nul », alors qu'il est tellement facile de dire « j'ai adoré, lisez-le ». Je tourne les phrases, passe beaucoup trop de temps à m'en sortir, cherche la franchise sans tomber dans la méchanceté ou la facilité. Épuisant !

 

A ceux qui se demandent ce qu'il en est des services de presse que je reçois, la réponse est simple : je les considère comme toutes mes autres lectures. Je ne dois rien à la maison d'édition et je dois tout aux personnes qui viennent me lire sur ce blog. De plus il n'y a pas de vrai mauvaises publicités. Un livre décrié à toutes les chances de gagner des lecteurs qui voudront vérifier ce qu'il peut y avoir de si nul pour être ainsi médiatisé... (D'ailleurs j'ai lu le dernier livre qui m'a déçu après avoir lu un avis négatif).

 

C'est une position très personnelle, que j'ai prise rapidement après la création de mon blog (il y a 7 ans!) et que je ne regrette pas. Les avis divergents permettent aussi de créer du dialogue, de connaître le point de vue d'un autre lecteur, ce que j'adore.

 

Et vous, que faites-vous des livres que vous n'avez pas aimé ?

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:00

Il m'en aura fallu du temps avant de vous proposer ce deuxième billet sur les coulisses du blog. Je serai plus prétentieuse, je dirai les coulisses d'un blog, généralisant ma propre expérience et me posant comme experte sur le sujet. Je ne le suis pas.

Bloguer est un loisir personnel et une curiosité intellectuelle. Avec un choix différent il y a 5 ans, ma carrière serait aujourd'hui au cœur du milieu de la communication. Je ne peux m'empêcher de porter un œil ex-professionnel sur les blogs en général et aller à la pêche aux infos pour savoir comment font les autres.

 

http://www.englishdecorations.com/_site1426/dbfiles/product/~B0302_m1.jpgC'est pourquoi le billet sur aujourd'hui fait appel à l'expérience de deux blogueuses différentes pour parler du temps que nous consacrons à notre blog. Il s'agit d'Ori et de Faelys 

Car s'il y a bien une activité chronophage, le blogging en est une. Alors mettons les choses au point, si vous souhaitez créer un blog dans le but de recevoir des livres gratuitement, cela ne fonctionnera pas. Si vous créez un blog pour le plaisir de partager, l'envie de mettre des mots sur des mots et faire partie d'une communauté, bienvenue !

 

Concrètement combien de temps demande un blog ?

Comme je tiens deux blogs, j'ai choisi de ne plus m'y connecter tous les jours. A l'inverse j'y consacre une tranche de deux ou trois heures par semaine et par blog. Deux heures pour répondre aux commentaires et écrire de nouveaux billets. Tout ça pour proposer trois billets par semaine. Il faut aussi inclure dans ces deux heures les mails aux éditeurs avec les liens vers les chroniques sur les SP que j'ai reçu (démarche que je réserve aux éditeurs qui le réclament ou qui relayent le lien donc à très peu de personnes) et l'envoi des liens pour les rares challenges que je fais.

 

Ori de son côté y consacre environ 30 minutes par jour, « à raison d'un billet par jour ». Ce qui nous fait un total de 3h30 par semaine.

Faelys m'a beaucoup surprise par sa réponse que je vous laisse découvrir. « C'est assez variable, mais je pense consacrer en moyenne six à huit heures par semaine à mon blog (gestion et publication du mien, lecture des autres (ce qui me prend le plus de temps parce que je me laisse emporter de liens en liens)). Au début j'y passais beaucoup plus de temps, mais je suis plus efficace (pas trop tôt) et j'ai mes habitudes, je papillonne et tâtonne moins. J'ai plus de recul et peut être moins d'enjeu, les Petites Madeleines sont "rodées" et ronronnent tranquillement maintenant. Je publie entre deux et trois articles par semaine, mais le rythme n'est pas réglé comme une horloge, et s'accorde parfois avec les aléas et bonheurs du quotidien, s'accélérant ou ralentissant.. »

 

Mais cette question du temps est piège. Car chacun voit la gestion du blog d'une façon différente.

Pour Ori, il s'agit de « m'occuper de la page Facebook du blog, répondre aux com (mais ça ne prend pas beaucoup de temps), laisser des com chez les autres n'a rien à voir avec mon blog pour moi, et je ne contacte jamais les maisons d'édition ! »

Vision opposé pour Faelys. D'un côté elle déclare que ce qui lui prend le plus de temps est « La lecture des autres blogs, même si elle est facilitée par les agrégateurs de flux rss. La rédaction de mes billets ne me prends pas trop de temps, ou en tout cas il ne me parait pas long. J'écris souvent du premier jet (et les coquilles en témoignent...), j'aime placer les premières de couverture sur un fond imprimé et ce choix est un petit plaisir qui me prend du temps mais qui est aussi une coquetterie personnelle. Je préfère lire des billets relativement courts, je suis donc aussi naturellement plutôt brève dans les miens, je ne voudrais pas rebuter des lecteurs avec dix paragraphes noircis de textes... » De l'autre elle est beaucoup plus poétique et sociale « J'ai des temps de contacts, de correspondance et de rencontres avec les maisons d'éditions et les auteurs, moments que j'apprécie souvent et qui sont devenus privilégiés pour certains. Je m'offre de temps en temps des longues promenades de liens en liens, j'y découvre des nouveaux blogs (au grand désespoir de mon agrégateur de flux qui hurle au gavage), l'annuaire des blogueurs francophones est une mine de découvertes par exemple (et un boulot énorme pour sa créatrice). La blogosphère m'a offert un lieu d'expression, de rencontres, d'échanges, d'enrichissement. http://www.blog.m6boutiqueandco.tv/wp-content/uploads/2012/08/entretenir-jardin-avant-hiver.jpgC'est encore le cas, j'espère le plus longtemps possible. M'occuper de mon blog, c'est garder dans un coin de ma tête des idées pour les écrire quand je retrouve mon ordi, c'est aussi le faire connaître, le transformer par période en thérapie, entretenir comme le jardin de mots qu'il est, l'oublier parfois et le laisser pousser, en être fière souvent. »

 

En tout cas, le blog est un loisirs, nous sommes toutes les trois d'accord sur le sujet. Il suffit pour cela d'évoquer les mots « blogs » et « vie privé » dans une même phrase.

Ori est très concise, va droit au but et je partage son avis : « Si mon blog empiétait sur ma vie privée, je ne le tiendrai pas, mon blog c'est un passe-temps donc je trouve ça facile, et puis maintenant je trouve ça tellement normal d'en tenir un que ça me ferait bizarre de ne plus en avoir ! »

 

Je garde les mots de Faelys pour la fin, car elle exprime bien mieux que moi ce que je pense. (Même si je ne travaille pas en lien avec le milieu du livre comme elle, mais j'ai tout de même choisi la littérature de jeunesse comme point central de mon mémoire en didactique des langues étrangères).

« Un équilibre à trouver nécessairement et des limites à se fixer pour ne pas être débordée et que le plaisir reste numéro un. D'où ma volonté de ne pas mêler les réseaux, de ne pas accepter les liens commerciaux, de ne pas critiquer tous les livres reçus (humainement impossible, et pour moi  incompatible avec boulot, vie privée et sociale active). Je voudrais garder une dimension humaine, personnelle, libre et indépendante. Mon blog est parallèle à ma vie professionnelle, il m'a ouvert d'autres portes, m'a permis de rencontrer de chouettes personnes. Le livre est un élément pilier de mon quotidien, et à mon blog s'ajoutent des comités de lecture, des clubs de lectures, des animations professionnelles...Les Petites Madeleines sont une partie, pas un tout. Ma famille et mes amis le connaissent mais ne le fréquentent pas forcément, et tant mieux. Ma vie de famille et ma vie sociale y sont articulées et parfois un peu dévoilées, mais à peine, par touches et pour les initiés. Je ne veux pas étaler et imposer à mes visiteurs d'autres éléments que mes coups de cœur lecture et petits bonheurs, je dois parfois être attentive pour ça.

Je suis consciente et reconnaissante des bons côtés du blog et l'ouverture de ma boîte aux lettres ou  mail est toujours un émerveillement, même après des années! Mais je reste prudente à la fois pour ne pas en être dépendante ou que ça devienne une source de stress, je sais que la tentation de rentabilité et de reconnaissance peut faire faner les blogs les plus sympas, je veux éviter ça. Les Petites Madeleines font leur petit bonhomme de chemin et connaissent une belle fréquentation, honnêtement je ne saurais pas affronter un afflux énorme et je ne serais pas capable de publier des billets tous les jours ni de répondre à tous les commentaires et sollicitations. Je ne suis qu'amatrice et le revendique. Je suis une professionnelle du livre, mais pas une professionnelle du blog! Expérimentée certes, mais pas experte (comme ça j'ai le droit de faire des bourdes ou d'avoir un avis différent). Gérer mon blog reste un jardin que j'entretiens à ma guise, sans règle et sans pression, avec le plaisir de la lecture et de la communication pour ligne de conduite. J'ai mis beaucoup de temps et d'énergie à le lancer, je veux continuer à le voir s'épanouir sans m'y épuiser, c'est une source de bonheur qui doit le rester. »

 

Comme je le disais en introduction je suis curieuse de savoir comment fonctionnent les autres blogs. Alors n'hésitez pas à me dire comment vous trouvez votre équilibre.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 10:59

J'ai l'impression de n'avoir rien vu de ce salon et donc de ne pas vraiment pouvoir en parler.

La littérature jeunesse est au coeur de mon mémoire de recherche (toutes les infos ) et donc je me suis lancée dans le salon avec une liste précise de stands à voir. Deux idées en tête : finir de constituer mon corpus, trouver un lieu de stage (hum, je n'ai pas encore trouver la pertinence du stage obligatoire dans le cadre du mémoire de recherche).

 

C'est donc avec mon plan en main que j'ai arpenté les allées du salon, me faisant couper la priorité par des collégiens et en me maudissant d'avoir un si gros manteau. J'ai aussi essayé de rencontrer les différentes personnes m'envoyant ponctuellement des SP. Et si on met de côté l'absence totale d'amabilité de l'éditeur le plus important pour ma recherche, j'ai échangé avec des éditeurs et des libraires supers.

 

Je me suis maudite de ne pas avoir regarder le programme des dédicaces (je n'y allais vraiment pas pour ça), car l'auteur de mon album chouchou (oui, je me répète, mais vous n'avez qu'à aller l'acheter), Le petit bois du dimanche soir, était là. J'ai cherché une excuse valable pour le racheter et offrir mon exemplaire non dédicacé, mais avec la chaleur sur place, toute mon inspiration s'était évaporée. A la place, j'ai acheté (sans avoir à me forcer car il est magnifique), Voyages, un album collectant plusieurs petites histoires sur le thème du voyage, de l'évasion, celui qui nous emmène très loin, juste à côté de chez nous ou qui nous fait rêver. Et j'ai eu une dédicace de deux des auteurs ayant participé ! Et en achetant l'album j'ai aussi eu du chocolat ! Un vrai moment de pause dans ma course folle.

 

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Estelle Billon-Spagnol en pleine dédicace de l'album Voyage, sur le stand Chocolat!

 

Au final mon butin est très raisonnable, si on met de côté la liste d'une dizaine de titres sur mon petit carnet. Trois de mes quatre achats sont pour mon mémoire. Ce très long après-midi s'est terminé autour d'une tasse de thé, d'un calendrier de l'Avent et d'un pain d'épice au caramel excellent. Cette conclusion m'offra même un petit cadeau, sorte d'intrus sur la photo.

 

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Un jour, j'aurai l'occasion de passer deux jours au salon. Un pour le boulot/blog/études, et un autre pour moi, rien que pour moi, avec des dédicaces et des rencontres. Et vous, avez-vous eu la possibilité de faire un tour du salon ?

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 07:00

 

Dernier samedi d'octobre, dernier billet sur le thème des livres au Japon à partir de mes photos de voyage.

Les librairies sont le plus souvent situés dans des grands centres commerciaux, les rendant toutes assez impersonnelles. Mais nous sommes tombées totalement par hasard sur une petite merveille : une librairie spécialisée dans les livres de cuisine. Admirez : librairies-1.jpg

 

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Les suivantes (sauf la première dont j'ai tout oublié) sont toutes des librairies d'occasion et/ou de livres anciens du quartier de Kanda.

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:00

La semaine dernière est sortie le deuxième tome des Aventuriers Malgré  eux. On retrouve les enfants Nombril qui préféreraient passer leur été devant la télévision mais qui malheureusement ont des parents explorateurs. A cette occasion, je vous propose d'en savoir plus sur le métier de traducteur en rencontrant Valérie Le Plouhinec qui a traduit les deux tomes.

http://www.ricochet-jeunes.org/public/scans/10/44933.jpg

Bonjour, pourriez-vous nous en dire quelques mots sur vous ?

 

Je vis à Paris et je travaille dans l'édition depuis une vingtaine d'années, mais il y a cinq ans, très attirée par la traduction (et lasse de la vie de bureau), j'ai démissionné de la maison où j'étais éditrice pour devenir traductrice à mon compte. Je traduis principalement des romans jeunesse ou ados pour plusieurs maisons que j'aime beaucoup : les Grandes Personnes bien sûr, mais aussi Albin Michel (Wiz) et Hélium.

 

Comment approche-t-on un texte comme les Aventuriers malgré euxdans le but de le traduire ?

 

Comme tout roman, en cherchant avant tout à restituer le ton juste ; et, lorsqu'il s'agit d'un roman humoristique, en cherchant à être aussi drôle que l'original, ce qui nécessite un certain nombre de transpositions. C'est parfois difficile car les auteurs américains n'expriment pas toujours les choses comme nous. Il ne s'agit pas seulement de remplacer un jeu de mots par un autre : ce qui me frappe souvent – pas seulement dans cette série de romans – est que beaucoup de choses sont sous-entendues en anglais : il suffit au lecteur d'imaginer le ton sur lequel parle un personnage, ou de visualiser l'expression de son visage, pour comprendre l'ironie ou la drôlerie de la réplique. Le français ne fonctionne pas ainsi, il faut souvent dire les choses autrement, tout en restant léger, car bien sûr, on ne peut pas expliquer l'humour, tout tombe alors par terre. C'est donc un travail d'équilibriste ! La relecture de l'éditrice est importante aussi : quand on écrit ou traduit de l'humour, on finit par ne plus savoir si c'est drôle ou pas. Il faut donc que quelqu'un d'autre vous relise avec un œil tout frais et là c'est sans appel : soit la personne rigole, soit il faut changer quelque chose…

Dans le cas de cette série, les autres éléments très importants du comique étaient le tempo, les répétitions volontaires, ou encore les "running gags" que l'on retrouve d'un chapitre à l'autre… il faut donc être très attentif à tout cela en traduisant, et faire sans cesse des arbitrages. Par exemple, les répétitions sont souvent proscrites en français, mais ici il fallait en laisser, quand il s'agissait d'un comique de répétition tout à fait volontaire.

Souvent, je me relis à voix haute, pour m'assurer de la fluidité et du rythme.

 

La famille Nombril a un nom français ? Soucis de traduction ou nom original ? Comment décider de traduire ou non un nom propre ?

 

C'est à chaque fois une question délicate, et je procède au cas par cas. Dans Aventuriers malgré eux, les jumeaux s'appellent Navel en anglais, ce qui signifie "nombril". Je trouvais dommage de ne pas garder cela, surtout que "nombril" est un mot tout mignon en français… et que nos héros sont assez nombrilistes : ils n'ont aucune curiosité pour le monde extérieur. http://www.albin-michel.fr/images/couv/2/2/8/9782226239822g.jpg

Dans les romans de David Walliams que je traduis chez Albin Michel, je traduis aussi tous les noms car ils sont signifiants et font partie des ressorts comiques (Joe Spud devient ainsi Joe Patate, Mr Stink devient naturellement M. Kipu). Mais dans des romans plus sérieux, cela n'a évidemment aucun sens de traduire les noms (j'allais citer l'exemple de l'Enfant du jeudi, mais de toute manière la famille s'appelait "Flute", la question ne se pose donc même pas ! Quant à la série Madame Pamplemousse, chez Albin Michel… les noms sont déjà en français dans la version anglaise !).

 

Les enfants Nombril sont de très grands amateurs de séries télévisées. Et les titres des séries font très vrais, comme Méga chef Survivor Extrême 3. Comment les avez-vous trouvés ?

 

Simplement en transposant : les émissions citées dans la VO sont des clins d'œil à des émissions de téléréalité existantes ; heureusement (si on peut dire), nous avons à peu près les mêmes dans tous les pays, ce qui m'a facilité la tâche. Ainsi, pour l'émission Méga chef Survivor extrême, l'auteur a visiblement imaginé un croisement entre Koh Lanta et Master Chef… nous avons tâché, l'éditrice et moi, de faire passer cette idée, tout en nous accordant beaucoup de liberté dans le choix des titres : l'important ici était de faire rire, et pas forcément de coller à tout prix à la VO !

 

Vous vous êtes replongée dans la série pour le second tome. Est-ce difficile ou agréable de retrouver une ambiance plusieurs mois après ? Relisez-vous le premier tome pour vous plonger dedans ?

 

"Se plonger" est le terme juste : c'est une sorte de phénomène d'immersion. À force de fréquenter un texte, on le "sent", on retrouve le ton. La mise en route, pour le second tome, a été bien plus facile que pour le premier, car j'avais justement déjà fait ce travail de recherche. Une fois qu'on y est replongé, c'est comme la bicyclette, ça revient tout seul. D'autant plus que j'ai quasiment enchaîné les deux traductions. Et voilà que je vais bientôt me plonger dans le 3 !

 

Merci beaucoup de votre patience et bon courage pour le troisième tome.

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Qui sommes-nous ?

Bonjour, je suis Tiphanya, j'ai créé ce blog et pendant trèèèès longtemps, j'étais la seule à y partager mes chroniques littéraires.

Depuis peu, j'ai décidé d'associer ma fille Nine (né en novembre 2011) car elle voit beaucoup de choses qui m'échappent complètement. J'ai choisi de vous transmettre ses mots, ses remarques, ne touchant qu'à la grammaire pour rester le plus proche de ses idées.

Vous trouverez sur la plupart des articles des liens affiliés, c'est à dire un lien vous proposant d'acheter le livre présenté. Dans ce cas le prix que vous découvrez est le même que partout ailleurs, mais en cas d'achat je touche une commission. Une façon comme une autre de faire vivre ce blog (en me permettant d'acheter plus de livres par exemple).