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Le journal de Peter

Titre : Le journal de Peterhttp://img.over-blog.com/450x589/2/21/59/58/essai-02/journal-de-Peter---couverture.jpg

Auteur : Sébastien Perez

Illustrateur : Martin Maniez

Editeur : Milan Jeunesse


Peter arrive dans un orphelinat sans se souvenir de rien. On lui confit un cahier et il se lance dans un journal intime sous forme de lettres adressées à sa mère qu'il souhaite retrouver. Sa première piste : un homme travaillant sur les docks lui ressemble beaucoup.


Peter avant Peter Pan... Je ne suis pas du tout convaincu par l'histoire. Petit à petit l'enfant s'éloigne de la réalité pour s'approcher de l'univers de Peter Pan. Ainsi la petite fée de la boîte à musique retrouve sa liberté et lui permet de s'envoler. L'homme sur les docks a en permanence un crochet à la main pour décharger les filets de poisson frais mais lorsqu'une dispute éclate, sa main disparaît et seul le crochet reste.


J'ai vu l'histoire de Peter comme la descente dans la folie d'un enfant sans aucun repère. L'histoire étant sombre on l'imagine se raccrocher de façon pathétique à des détails pour avoir un peu de rêve. Et là-dessus, la conclusion, le lien avec la mère qui est, whaou, surprenant. C'est dur. On comprend tout à fait que Peter ne veuille pas grandir, y a de quoi.


Mais du coup, le mythe de Peter Pan en prend un coup selon moi. Car je n'ai pas eu l'impression d'entrer dans un monde imaginaire, celui que se crée les enfants, mais dans un monde de folie, au sens le plus négatif voir maladif du terme. Je crois que ce sentiment était renforcé par le fait qu'il n'écrivait pas son journal pour lui, mais en s'adressant à sa maman.


Par contre j'adore les illustrations (enfin pas celle en couleur). Le crayonné a un côté carnet de voyage que j'aime beaucoup. Et tel un vrai journal, on a des choses à soulever, des articles de journaux, des photos. C'est un côté gadget que j'apprécie beaucoup.


Bilan mitigé donc, j'avais pris beaucoup plus de plaisir avec le Peter Pan de Loisel dont les personnages sont assez proches avec ceux de ce journal.

A lire, l'avis d'Emmyne (qui a apprécié l'émotion et propose un résumé plus détaillé et des extraits) et de Bauchette (qui a aimé mais insiste surtout sur le "look" de ce journal)

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C
<br /> <br /> Je l'ai offert à mon fils qui n'est pas rentré vraiment dedans ; il a préféré  un autre livre de Peter Pan, qui raconte l'histoire moins édulcorée que du Wlat Disney bien entendu .. et il<br /> m'a piqué mes Peter Pan de Loisel mais là, il les a pas trouvé trop à son goût (il y reviendra plus tard m'a-t-ildit ! mais iln'a pas encore 10 ans) ; pour moi, c'est un joli livre mais je crois<br /> préférer les Loisel en BD...<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> A 10 ans, c'est un peu jeune pour Loisel quand même. Par contre c'est pas mal pour lire le vrai Peter Pan s'il est bon lecteur.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> Décidemment, Peter avant peter est une source d'inspiration sans fin (et pas toujours heureuse) pour les auteurs!!<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Comme "Peter et la poussière d'étoiles", pas une réussite non plus...<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> de très belles illustrations. j'ai bien aimé ce côté différent de la vie de peter pan<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Alors si en plus tu aimes la BD, je te conseille le Peter Pan de Loisel.<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> Peut-être parce que cela t'a étonnée que l'on parle de souffrance à des enfants, qu'elles soient racontées à partir d'un conte. Neverland est bien le monde de Nulle Part, celui qui n'existe pas,<br /> celui dans lequel l'enfance est éternelle donc protégé, où l'on réfute la difficulté de grandir donc d'appréhender et d'assumer la réalité. Et pourtant, le conte n'est-il pas le meilleur<br /> vecteur pour approcher le sujet, sujet universel et finalement contemporain. Ce que font tous les contes si tu y regardes bien. Et dans les grands romans classiques que l'on donnaient à lire<br /> aux jeunes, combien y-t-il de ces jeunes héros en souffrance ( David Coperfield, Remi de Sans famille...) ???<br /> <br /> <br /> Ce que tu appelles folie et moi monde imaginaire se rejoignent dans le déni de la réalité.<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Flûte j'avais une super réponse et pfff, envolée !<br /> <br /> <br /> Je suis tout à fait sur le côté souffrance de l'enfant. C'est vraiment le glissement vers l'imaginaire qui m'a posé problème. Surtout que c'était représenté de façon<br /> progressive au niveau des illustrations.<br /> <br /> <br /> Enfin bref, je suis passée à côté de l'intérêt de ce journal.<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> Oui, cette souffrance est dérangeante, j'ai justement trouvé intéressante l'évolution, cette façon dont le quotidien est réinterprété dans le monde imaginaire protecteur, mais je comprends que<br /> cela puisse ne pas plaire. C'est très personnel comme lecture.<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Et je ne sais pas pourquoi mais j'ai vraiment ressenti ça comme de la folie, des hallucinations et non pas comme une imagination débordante permettant de combler les<br /> difficultés du quotidiens.<br /> <br /> <br /> Mais surtout étant donné que c'est annoncé comme pour la jeunesse, j'ai été très surprise.<br /> <br /> <br /> <br />