Titre : si j'étais un enfant massaï
Auteur : Javier Salinas Gabina
Editeur : Seuil
Juan vivait heureux avec sa soeur surdouée, sa maman présentatrice télé, son papa ingénieur en Afrique et ses cours de volley et de peintures. Mais un jour ses parents choisissent de divorcer et le voilà dans le groupe des perdants en cours de sport. Car les enfants de divorcés vont voir le psy et non pas le temps de faire de sport. Du coup, en classe ils perdent systématiquement. Et ça Juan, n'en a vraiment pas envie.
C'est un roman qui suit les pensées de Juan dans les bouleversements de sa vie quotidienne. Autant j'ai aimé le ton du personnage, bavard, jeune, curieux et intelligent, autant l'histoire m'a vite lassé, car inexistante. On n'avance pas vraiment. Et on se demande l'intérêt de tout ce cirque. Une histoire sur le divorce mais qui ne permet pas de dialogue entre lecteur et adulte et qui ne permet pas non plus une réflexion personnelle. Y a juste un pseudo psychologie de l'enfant et de la confiance en soit à la fin, qui permet de comprendre pourquoi les enfants de divorcés perdent tout le temps.
Mais faut dire que dans le premier chapitre le traducteur écrit l'irréparable et m'a beaucoup "fâché". Juan est en train de lire lorsqu'il apprend le divorce de ses parents. Et ce livre lui tient compagnie, on va dire, pendant tout le récit. Le titre proposé est "L'histoire interminable"... avec Bastian et Atreyu, une moitié écrite en vert et une autre en rose. Aucun doute il s'agit de "L'histoire sans fin", véritable best-seller international de l'auteur allemand Michael Ende. Le titre proposé par le traducteur est tellement dépréciatif que moi, fan de "l'histoire sans fin", je n'ai que pu être vexé.
Je l'ai lu dans le cadre de mes lectures sur les masaï... mais heu maintenant que je l'ai lu, je pense qu'il va me falloir quelqus nuits de méditation dessus pour en tirer quelques choses.