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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 07:00

Titre : Le journal d'Anatole Frot en Mongoliehttp://www.fleuruseditions.com/journal-d-anatole-frot-mongolie-4435-450-450.jpg

Auteur : Armandine Penna

Illustrateur : Heidi Jacquemoud

Editeur : Mango jeunesse

A lire dès 8 ans quand on rêve de grands voyages et de rencontres

 

Les parents d'Anatole décident de partir en Mongolie pour une dizaine de jours. Mais le jeune garçon aurait préféré les Etats-Unis ou au moins un endroit connaissant les jeux vidéos. Cependant en Mongolie aussi il y a des cow-boys et les journées passent vite quand on apprend à monter à cheval en toute liberté.

 

J'avais beaucoup apprécié "le journal de Victor au Vietnam" dans la même collection alors quand j'ai vu qu'il y en avait un sur la Mongolie, j'ai sauté dessus. L'auteur est différent mais l'esprit est le même. Le héros est un français comme n'importe lequel, d'une famille sans soucis. Quand on lui propose de partir en vacances loin de ses amis, il râle, comme tout ado qui se respecte.

 

En tenant son journal, il nous fait découvrir un pays, de nouvelles coutumes, des nouveaux plats tout en vidant ses pensées. Et c'est ce côté ado, injuste en apparence, râleur et amateur de grasse mat', qui donne un ton juste, sensible et surtout crédible à ce roman (comme au précédent que j'ai lu).

 

Et on ne se contente pas de découvrir le côté touristique et hyper culturel de la Mongolie.

 

Une collection vraiment sympa.

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 07:00

Titre : Sur les chemins de Chinehttp://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/2/4/6/9782847201642.gif

Auteur : Clara Arnaud

Editeur : Gaïa

 

Clara Arnaud a 20 ans quand elle décide de partir dans l'Ouest de la Chine et de traverser le plateau tibétain, à pied avec pour seul compagnie deux cheveaux.

 

Après des dizaines de romans jeunesses lus en moins de deux jours, voici un récit qui m'a suivi partout pendant deux semaines et alimenté de nombreuses discussions avec mon namoureux. D'ailleurs si mon billet est long c'est que je termine avec une critique sur le voyage.

 

J'aime les nomades, je rêve de faire un jour ce genre de voyage. Ou plus exactement c'est un fantasme, quelque chose que je ne réaliserai jamais car cela ne correspond pas assez à ma vision du voyage et de la rencontre.

Les trois premières pages ont été difficiles, Clara (rapidement j'ai eu envie de l'appeler par son prénom) m'apparaissant trop prétentieuse et autaine du haut de ces 20 ans. Antipathique au possible, elle étale son savoir littéraire. Mais rapidement elle se concentre sur le pays et les gens qui l'entourent et laisse tomber tout ce superflu. Elle nous propose alors de magnifiques portraits.

 

Lire ce récit, c'est comme entrer dans une exposition de photographies. Presque chaque jour contient un portrait. Les sujets sont tour à tour Chinois ou occidentaux, Tibétains, Hui ou Han. Certains parlent chinois, d'autre non. Certains ont son âge, d'autres s'approchent de la fin de leur vie.

J'adore la photographie et plus que tout les portraits. Et à chaque description, je n'avais aucun mal à imaginer la personne devant moi.

 

clara-arnaud-1.JPGC'est aussi la découverte d'une région qu'elle nous propose. Mais plus que tout, c'est une aventure humaine. Et le périple de Clara me fait plus penser à un exploit sportif qu'à un voyage.

 

D'où les nombreuses discussions avec mon namoureux. Nous avons tous les deux beaucoup voyagé, lui parcourrant la Méditérannée en famille pendant un an, moi me trouvant des petits boulots pour un ou trois mois dans différents pays. L'un comme l'autre, on aime se poser, prendre le temps de rencontrer les gens, d'apprendre d'eux. C'est passer des heures à regarder quelqu'un allumer tous les matins le feu avant de s'y essayer (en vain). C'est admirer un vieux pêcheur grec et recevoir en retour tout le matériel nécessaire pour être soi-même pêcheur un court instant.

 

Clara et sa longue marche m'ont épuisé. J'ai eu l'impression au fil des pages qu'elle courrait. Et pourtant elle évoque la lenteur de la marche, la solitude, l'immensité des paysages qui laisse croire que l'on n'avance pas. Et moi j'y ai ressenti une course, une urgence. Plus d'une fois elle se plaint de ne pas réussir à s'intégrer et j'avais à chaque fois envie de lui répondre "arrête de courir, assis-toi, installe-toi parmis eux".

 

p186 : "Je crains de rester spectatrice de leur vie, et de me contenter de la contemplation sans avoir la sensation d'appartenir réellement à leur existance, ne serait-ce qu'un instant. Ils me refusent cette intrusion dans leur monde, je n'y fais que passer."

 

Heureusement plus les pages filent, plus on sent qu'elle se rend compte de sa vanité à vouloir intégré un monde calra-arnaud-2.JPGsimplement en y passant, sans prendre le temps de s'arrêter. Ce n'est pas les mois passés dans ces terres qui comptent, mais l'utilisation de chaque jour qui passe.

 

Autre petit défaut, Clara reste très ethnocentrique. Dans ses réflexions sur le quotidien des Tibétains, elle parle d'anonymat, d'absence de rêve, de monotonie. Et pourtant elle a rencontré des personnes qui avaient le choix de partir ailleurs et qui sont volontairement restés. Elle a croisé la route d'hommes ayant voyagé jusqu'en Inde, puis sont rentrés chez eux. Tous les hommes ont des rêves et aucun n'est anonyme. Mais tout dépend de la "popularité" que l'on cherche à atteindre.

 

C'est un récit que je recommande, cette partie de la Chine est trop mal connue pour faire l'impasse sur un témoignage comme celui-ci. Et l'écriture est fluide, un peu trop pompeuse par moment, mais agréable.

Et puis sa façon de voir le monde m'a amené à m'interroger sur ma propre vision du monde, me permettant de laisser de côté mes rêves d'évasions nomades, en sachant pourquoi.

 

Aller plus loin :

Clara Arnaud sera en conférence au 22e Festival des Globe-trotters le dernier week-end de septembre 2010. Mais pour suivre son actualité, voici son blog. Je regrette de ne pas pouvoir aller à cette conférence, je suis curieuse de voir comme elle est "en vrai".

J'ai découvert ce récit grâce au conseil de la libraire (propriétaire ?) de la super librairie Itinéraires, librairie des voyages.

 

Les photos illustrants ce billet viennent du blog de Clara Arnaud. D'ailleurs le livre en présente quelques unes en noir et blanc dans un carnet central.

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 07:00

Titre : Le journal de Victor Dubray au Viêt-Namhttp://ecx.images-amazon.com/images/I/51K158CPCWL._SS400_.jpg

Auteur : Didier Dufresne

Illustrateur : Bruno Pilorget

Editeur : Mango jeunesse

Dès 8 ans, pour tous les curieux du monde

 

Les parents de Victor viennent de divorcer. Alors pour leur premier été entre mec, son père décide de l'emmener parcourrir le Viêt-Nam du sud vers le nord. Très rapidement Victor cesse de râler pour profiter du paysage et des rencontres.

 

La vrai qualité de ce livre tient à ses illustrations, très carnet de voyage, très réaliste, pas toujours en couleur et tant mieux. Sur certaines pages il y a une telle précision qu'on aimerait bien avoir une légende explicative.

Victor effectue son premier voyage loin de chez lui et qui plus est loin de sa mère. A la découverte de ce pays est associé la découverte d'une autre façon d'être, seul avec son père. L'ensemble donne un journal de voyage assez intime et plutôt bien fait.

 

Les chapitres sont courts et le texte aéré. J'ai été surprise de l'utilisation de temps à autre de mots assez compliqués pour des jeunes (en fait je ne les connaissais tout simplement pas) au milieu d'une lecture facile.

 

Bien sûr c'est pour les lecteurs à partir de 8 ans, alors moi je suis restée sur ma faim, j'aurais voulu en savoir encore plus. Mais je pense que comme première approche c'est assez bien fait. En plus dans la même collection, d'autres destinations sont proposées (mon premier challenge à la bibliothèque, choisir quel titre lire).

 

Le seul vrai reproche est sa présentation. Le papier est assez épais et tout donne à penser que ce livre s'adresse à des collégiens. Mais ces derniers vont s'ennuyer avec une telle lecture et c'est bien pour les lecteurs encore au primaire que ce livre est fait.

 

En savoir plus sur l'auteur et l'illustrateur.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 07:00

 

Titre : Mon carnet vietnamienhttp://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/8/6/9782092523681.jpg

Auteur : Marie Sellier

Illustrateur : Cécile Gambini

Editeur : Album Nathan


Nicolas est vietnamien. Mais il ne connait rien de ce pays qu'il a quitté lorsqu'il a été adopté vers ses quatre ans. Il veut en savoir plus et envoie une lettre à l'orphelinat. Quelques temps plus tard, une nouvelle élève, Anne, arrive à l'école, une jeune fille vietnamienne qui a été à plusieurs reprises dans son pays d'origine.


Derrière ce qui semble être une invitation au voyage, se cache une réflexion sur l'adoption et les origines. Ainsi Anne qui est née en France semble totalement vietnamienne. Nicolas né au Vietnam ressemble beaucoup à sa mère adoptive. C'est aussi une histoire d'amitié, de ces gens que l'on choisit pour nous entourer, plus important que ceux que le destin nous impose.


A gauche, le texte, à la première personne, est celui d'un journal tenu tout au long d'une année scolaire, une année de réflexion et d'apprentissage sur soi-même.

A droite, l'illustration, liant imaginaire et découverte du Vietnam. Il y a beaucoup de couleurs, beaucoup de détails. Les dessins commencent de façon assez onirique, alors que Nicolas ignore tout de ce pays, puis s'ancre de plus en plus dans la réalité et les souvenirs, jusqu'à finalement représenter Nicolas et Anne, ensemble au Nouvel An.


Les deux donnent un résultat très concluant et intéressant. C'est une belle découverte.

 

L'auteur a également écrit Les douze manteaux de Maman. Je ne connais rien d'autre de l'illustratrice, mais son blog est très sympa à découvrir.

 

 

challenge album

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 07:00

Titre : La traversée de la Chine à la vitesse du printempshttp://www.images-chapitre.com/ima2/original/566/1078566_3048351.jpg

Auteur : Olivier Germain-Thomas

Editeur : Editions du Rocher


En 2003 l'auteur a arpenté la Chine du Sud au Nord, seul et sans parler le chinois. Son objectif : mieux comprendre le taoïsme et le confucianisme.


Les premières pages de ce récit de voyage m'ont beaucoup plus mais rapidement j'ai décroché. D'abord c'est beaucoup trop "philosophique" pour moi. Ensuite l'auteur connait surtout l'Inde et l'Asie du Sud-Est et il passe son temps à comparer. Ses comparaisons ne sont pas du tout en faveur de la Chine et j'ai eu l'impression de lire des lamentations sur le fait que quand même c'est dommage que les chinois ne soient pas plus comme les indiens.


Alors j'ai lu le récit jusqu'à la fin mais j'ai vraiment décroché plus d'une fois. Et c'est dommage car certains moment de son voyage sont vraiment sympas à découvrir. Il a un flegme très britannique, ressemble à un routard et loge dans des hôtes qui semblent très confortables. J'ai eu du mal à saisir le caractère de cet homme dont on ne sait rien.


Je reste donc sur ma faim et je compte compléter cette lecture avec un carnet de voyage que j'ai trouvé en même temps à la bibliothèque et qui propose de très jolies illustrations.


En savoir plus sur l'auteur (qui est philosophe, ceci explique cela !)

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 10:46

Titre : Des pas dans la neige - Aventures au Pakistanhttp://rendezvous.fnac.com/arcGed/ArcGEDLire.asp?iddoc=62209
Auteur : Erik L'Homme
Editeur : Scripto

C'était il y a quinze ans. Agé d'une vingtaine d'années, l'auteur part avec son frère et un ami au Pakistant à la recherche de preuves scientifiques sur l'existance de l'homme sauvage. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs mois (deux ans si je ne me trompe pas), sac au dos, dans les hautes montagnes, à la rencontre d'une culture et d'eux-même.


J'ai beaucoup aimé cette lecture. Ces trois français sont cinglés, ont un rêve, un objectif et s'y tiennent jusqu'aux limites du raisonnable, jusqu'aux limites physiques de ce qu'on peut endurer. Ils ont rencontré des hommes incroyables, simples et généreux. Et à travers ces rencontres nous avons la possibilité de voir que le Pakistan n'est pas qu'un énorme réservoir de terroristes. De nombreuses photos (en noir et blanc) viennent renforcer le dépaysement total que l'on éprouve en parcourrant les pages.

On peut séparer ce récit en deux parties. Dans la première Erik L'Homme est dans le voyage, la découverte d'un pays, ses paysages, ses peuples, sa langue. Puis, une fois le premier contact établit il se concentre sur leur mission : trouver un homme sauvage. C'est une course dans les montagnes qui commencent, tous les trois courrant d'un témoignage à un autre, arrivant toujours trop tard.

On oscille entre le récit véridique et fantastique, les fées et les hommes sauvages peuplant les montagnes pakistanaises.

L'écriture n'a rien d'exceptionnelle, mais les propos, les souvenirs et surtout les réflexions issus de ce voyage et de ces rencontres sont suffisamment captivants pour passer outre cette petite faiblesse. Je n'ai aucun mal à comprendre l'impossibilité des trois jeunes hommes à se réadapter à la vie occidentale.

Erik L'Homme est surtout connu pour sa série Phaenomen et Le livre des étoiles. Après le Pakistan il a parcourru la Malaisie, le Liban, les Philippines et bien d'autres pays.

Plus de photos sur le site où je l'ai trouvé, dédié à l'alpinisme et l'escalade.
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 08:00

Titre : Tokyo Sanpo
Auteur : Florent Chavouet
Editeur : Picquier

Florent a passé 6 mois au Japon pendant que sa copine faisait un stage. Lui a bien tenté de trouver du travail, mais a finalement passé une grande partie de son temps en vadrouille dans la ville à la recherche de scènes à dessiner.

Voici un super carnet de voyage qui permet de découvrir Tokyo sans en avoir l'air. Derrière les plans, les caricatures et les étiquettes de fruits se cachent un Japon contemporain dont on peut tirer une vision globale.
J'ai surtout adoré les dessins des maisons. Je n'avais jamais imaginé le Japon ainsi. On a l'impression que les maisons grandissent selon l'humeur du proprio, mais aussi en fonction de ce qu'il avait sous la main. Vous savez, comme une partie de tétris, on fait avec ce qu'on a, du mieux qu'on peut. Et en cas de doute sur la viabilité de tels endroits, il nous propose le plan détaillé de ces deux habitations.

Au fil des pages, mon envie d'un long voyage au Japon a grandit et surtout j'ai vu ça comme un projet brusquement beaucoup plus réalisable.
Cette lecture vient totalement en complément du "Gourmet solitaire", loin des stéréotypes que la culture manga véhicule en France. A lire petit à petit, en prenant son temps, pour un dépaysement total.

Le site de l'éditeur vous propose de feuilleter quelques pages ici. Plus de dessins de l'auteur ici (malheureusement son blog est en pause en ce moment) mais aussi son site avec des photos et d'autres dessins (mais pas que)

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Bonjour, je suis Tiphanya, j'ai créé ce blog et pendant trèèèès longtemps, j'étais la seule à y partager mes chroniques littéraires.

Depuis peu, j'ai décidé d'associer ma fille Nine (né en novembre 2011) car elle voit beaucoup de choses qui m'échappent complètement. J'ai choisi de vous transmettre ses mots, ses remarques, ne touchant qu'à la grammaire pour rester le plus proche de ses idées.

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