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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 07:00

http://www.lescinqcontinents.com/documentslibrairie/lireetdecouvrir/2011/legrandpartout.gifJ'ai lu Sylvain Tesson il y a quelques semaines car un article en disait le plus grand mal. Suite logique, j'ai lu Le Grand Partout, puisque le même article en disait le plus grand bien.

 

Un récit de voyage à travers les États-Unis, sur le pas des hobos. Mais surtout, d'un train à l'autre, dans l'attente et dans le trajet, l'auteur-journaliste se cherche et fuit, avance et rêve. Présent et passé se mêlent, Thoreau, Kerouac et London sont cités. Le récit se termine avec une série de photos de qualité, wagon, tags et hobos sont sublimés dans la simplicité de l’œil du photographe.

 

Entre poésie et philosophie, j'ai du mal à me replonger dans de la littérature sans vampire, sans zombie et sans histoire d'amour. Mais c'est avec plaisir que j'étends mes découvertes en guise de récit de voyage. Celui-ci mérite vraiment d'être lu, loin de l'Amérique qui fait la Une des médias français.

 

Le Grand Partout – William T. Vollman – Actes Sud

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 07:00

En mai, j'ai acheté pour la première fois la revue Transfuge, revue culturelle qui m'a attirée pour sonhttp://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/4/2/4/9782742433421FS.gif dossier sur la littérature de voyage. Une revue bien trop « culturelle » pour moi (pour ne pas dire intello), mais le dossier était intéressant et je n'ai pu m'empêcher de remarquer leur mépris pour Sylvain Tesson aujourd'hui présenté comme LA référence pour ce genre littéraire. Je vous épargne le reste du dossier, très intéressant par ailleurs.

 

J'ai à peine lu Sylvain Tesson, grâce à un récit de voyage écrit avec Alexandre Poussin dont j'apprécie la plume. Je n'avais pas été particulièrement séduite par S. Tesson, trop contemplatif pour moi. Mais j'avais envie de tester un peu plus son style pour comprendre le point de vue de Transfuge.

 

Après cette longue intro, coupant court au suspens : je n'ai pas aimé. J'ai choisi Sibérie ma chériepour le format moleskine et la présence de photos et peintures. J'ai été conquise par le photographe qui a un œil pour les détails du quotidien, ceux qui rendent un pays bien concret. Bertrand de Miollis présente également des peintures et des dessins. Si ces derniers ne m'ont pas vraiment touché, il y a une vraie sensibilité dans ses peintures.

Par contre les textes sont du marketing, soit une sélection de textes déjà publiés dans les différentes publications de Sylvain Tesson. Des citations choisis pour avoir un vague lien avec les illustrations, mais sans lien d'une page à l'autre, autre que le thème de la Sibérie. J'ai vite arrêté de les lire pour me concentrer sur les photos et les peintures.

 

Trop contemplatif, pseudo philosophique et centré sur un monde qui n'existe plus. J'aime les récits de voyage qui nous permette de découvrir le monde tel qu'il est aujourd'hui. Je vais maintenant devoir tester les autres références relevées dans Transfugemais pour l'instant la plupart d'entre eux ne sont pas disponibles dans ma bibliothèque.

 

Sibérie ma chérie – Sylvain Tesson, Thomas Goisque & Bertrand de Miollis – Gallimard

 

http://3.bp.blogspot.com/-Y08bX8N6Qzc/UM2Mnu-lA0I/AAAAAAAABsM/Nhmx22Ed7_o/s1600/siberie+ma+cherie.jpg

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 07:00

Il y a deux ans, j'avais choisi pour m'accompagner au Kirghizstan le premier tome d'Africa Trek de Sonia et Alexandre Poussin. Et comme j'étais enceinte avec aucune idée de ce que je pouvais raconter à mon ventre, je lisais à voix haute. Prendre tout son temps, savourer les mots, les écouter, apportent tout de suite une autre dimension à un récit. Je n'ai toujours pas lu le second tome, car je ne me vois pas m'y plonger depuis le métro parisien. Je ne l'ai même pas acheté !

 

A la place, j'ai lu Marche avantd'Alexandre Poussin, récit autobiographique, liant vie privé et réflexion sur la marche, en alternant les chapitres. Mais le sujet de la marche est vite épuisée pour laisser place à des réflexions plus écologiques, sociales et humaines. Je ne partage pas toujours son avis, mais étant toujours argumenté, c'est une excellente lecture pour faire le point sur nos propres aspirations. Finalement il n'y a que le chapitre sur la recherche de nouvelles énergies que j'ai trouvé beaucoup trop long. Tellement long, que, fait exceptionnel, j'ai fait un rapide bond jusqu'au chapitre suivant.

 

Comprendre l'homme qui a eu l'envie folle de rejoindre Jérusalem depuis l'Afrique du Sud à pied, donne une autre dimension au projet, une dimension encore plus humaine, plus sensible. J'ai été touché par le passage décrivant comment la volonté de passionnés a permis la traduction du récit Africa Trek en anglais, et j'ai fini émue avec les derniers instants de son père. Je me suis amusée de la cours assidue qu'il fit pour séduire celle qui allait devenir sa femme.

Car ce récit montre que marcher est une grande aventure quand l'on part d'un bout du monde pour en rejoindre un autre. Mais, et c'est mon interprétation personnelle, marcher est aussi ce que l'on fait quand on choisit de se lancer à la poursuite de ses rêves, de vivre en respectant des idéaux.

 

Ce livre m'a replongé dans une lecture très ancienne (j'étais au collège), L'enfant des neigesde Nicolas Vanier. Au même moment avait été publié le récit de Nicolas et celui de sa femme, chacun racontant à sa façon leur année en Alaska. Et j'avais préféré la version de Diane Vanier, plus intime, plus quotidienne. Le récit d'Alexandre Poussin manque de Sonia à mon avis. Ou alors vivement la suite, leur prochaine marche, avec leurs deux enfants (là j'avoue c'est la maman qui veut partir en voyage qui parle).

 

Marche avant, vade-mecum à l'usage des aventuriers de grand chemin et des voyageurs immobiles – Alexandre Poussin – Robert Laffont

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:39

http://www.cherylstrayed.com/images/Boot_jkt-330.jpgJe devrais peut-être arrêter de lire des récits de voyage. Je n'en lis pas souvent, mais à chaque fois c'est la même chose, au fil des pages mon esprit conçoit de nouveau projet. Pour tous les mener à bien, il faudrait que je me lance dans les voyages à temps plein (non pas que ça ne me plairait pas, au contraire, mais ce n'est pas au programme en ce moment).

La dernière fois, On a roulé sur la Terre  m'a laissé la terrible envie d'aller au sommet du Kilimandjaro avec ma fille d'ici quelques années. Il faut croire que la marche m'inspire, au regard de la couverture de Wild, récit américain que je viens de finir (mais les droits pour une publication en français ont été acheté, il faut juste patienter (d'ailleurs Reese Witherspoon a acheté les droits pour le cinéma).

 

Pas vraiment récit de voyage, un peu récit de randonnée, véritable mémoire d'une jeune femme qui fait son deuil. Cheryl a tout juste une vingtaine d'année quand sa mère décède. Elle va alors détruire son mariage, perdre progressivement contact avec sa famille, jusqu'à décider de partir pendant plusieurs mois faire le Pacific Crest Trail, un sentier de grande randonnée reliant la frontière mexicaine à la frontière canadienne. Une longue marche en solitaire qui lui permet de faire son deuil, de s'accepter et, on s'en doute, de reprendre sa vie en main.

 

Avec une écriture en douceur, Cheryl, revient trente ans plus tard sur son expérience, alternant souvenirs de sa marche et souvenirs de ses proches, de son enfance. Avec son énorme sac, ses chaussures trop petites, il est facile de s'attacher à elle, et j'ai pris beaucoup de plaisir dans ses rencontres au fil de la randonnée.

Une écriture inégale toutefois, avec un beau début, une magnifique conclusion et des pages centrales qui tirent un peu en longueur. Mais dans l'ensemble, un beau récit, que j'ai très justement trouvé au rayon « biographie », m'évitant la déconvenue de tant de lecteur à la recherche d'un récit de randonnée.

 

Mais ne vous étonnez pas si dans quelques mois je vous annonce que je pars faire une randonnée (j'essaie de convaincre une amie de m'accompagner et je me suis procurée un guide sur le sujet).

 

Wild – Cheryl Strayed – Atlantic Books

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3a/BridgeOfTheGods2.jpg/800px-BridgeOfTheGods2.jpg

Bridge of the Gods (point d'arrivée de Cheryl Strayed)

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:00

Si j'aime bien les récits de voyage, j'aime encore plus ceux qui retracent un défi, une folie, un rêve. Entre le texte d'un baroudeur qui arpente le monde depuis 10 ans et celui d'un petit jeune qui en prend la mesure pour la première fois, je préfère le second.

Du coup pour découvrir Sylvain Tesson, sorte de méga star médiatique du voyage (on le retrouve dans tellement de journaux, même dans le magazine des profs de FLE !), j'ai choisi sa première publication, contentant sur Alexandre Poussin dont j'avais apprécié la sensibilité dans Afrika Trek pour me garantir un bon moment.

 

http://www.cultura.com/ressources/products/4/2/1/5/5/326513.jpgOn a roulé sur la terre nous entraîne sur les pistes du monde, derrière deux jeunes cyclistes, un peu fou, un peu poète, totalement saltimbanque. 31 pays, 25 000 kilomètres et beaucoup de rencontres, beaucoup de déserts, quelques bateaux et même des avions.

Un récit à deux voix et donc deux sensibilités. Une vision très terre à terre mais aussi très géographique du monde. A vélo les distances prennent une autre dimension, de même que le vent, la pluie, les chiens en liberté...

 

Comme toujours mon namoureux a subi découvert le récit au rythme de ma lecture. Mes phrases commençant souvent par "tu sais les deux zigotos à vélo, ils sont .... maintenant, et..."

Car leur vision du monde amène à s'interroger sur notre propre vision du monde, celle que l'on a de nos voyages, mais aussi de nos lectures, de nos visionnages. Ils donnent envie de reprendre en main nos rêves. A tel point, qu'hésitant entre une parole et une vraie promesse, j'aimerai emmener ma fille au sommet du Kilimandjaro pour ses 10 ans (oui j'ai le temps, mais je n'ai pas envie de le faire seule et comme ça j'ai le temps de me mettre au sport et d'économiser). Et puis, ma vieille idée d'acheter un vélo est réapparu. J'ai même été me renseigner sur la possibilité de garer un vélo dans notre immeuble. Tout est là, il n'y a plus qu'à franchir le pas.

 

Certains rêves sont à garder dans le secret de la nuit, mais les rêves de voyage et d'évasion sont fait pour être vécus. Chaque récit de voyage me le rappelle, signalant également que le temps passe et que leur propre voyage ne sera plus jamais possible, la terre tourne, les pays changent, mais certains mythes sont encore et toujours là à nous attendre.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 07:00

Titre : Aventuriers malgré eux, 1 yack, 2 yétis, 3 explorateurs

Auteur : C. Alexander Londonhttp://ecx.images-amazon.com/images/I/51nBNlx3bEL._SL500_AA300_.jpg

Editeur : Les grandes personnes

 

Pour les jumeaux Oliver et Celia rien ne vaut la télévision et régulièrement ils tentent de convaincre leur parent d'avoir le cable. Malheureusement pour eux, leurs parents sont de grands explorateurs, ils vivent en résidence au siège du Club des Explorateurs et doivent sacrifier de nombreuses soirées télé pour écouter de barbants compte-rendus d'exploration. Bref, ils fuient l'aventure, mais l'aventure s'impose un peu trop souvent à eux...

 

Une petite pépite pour amateur de télévision et/ou pour amateur de grands espaces, de messages cryptés, de prophéties énigmatiques.

En plus du yack, des deux yétis et des trois explorateurs, on croise un Lama (mais pas de lama), une confrérie secrète, un Conseil secret, des moines, des sorcières (dont une mélomane) et même un lézard. Chaque chapitre apporte son lot de surprises, il y a du rythme, de l'action, de l'humour et des rebondissements incroyables (sans aucun trampoline).

 

Un livre à offrir à tous les bon lecteurs en fin de primaire et tous les plus grands, qui auraient voulu des vacances exceptionnelles au lieu d'aller passer l'été chez papi et mamie comme tous les ans.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 07:00

Titre : Sumimasen すみませんhttp://www.decitre.fr/gi/15/9782914697415FS.gif

Auteur : Isabelle Boinot

Editeur : En marge

 

Pendant un mois, Isabelle Boinot profite de Kyoto en tenant à jour un carnet de voyage. Au centre de son intérêt : le shopping (des cahiers, des livres, des magazines, des crayons...) et la nourriture.

 

Ce carnet fait la part belle aux photgraphies ainsi qu'aux nombreux collages aussi amusant que surprenant. Car l'auteur colle tout, les cartes de magasins, des petits trucs découpés dans des magazines, du scotch coloré... et ce qu'elle ne peut pas coller, elle le reproduit comme ce qu'elle mange, les emballages de certains produits, etc.

Je dois dire que si j'ai beaucoup apprécié, c'est parce que l'auteur partage plusieurs centres d'intérêt avec moi et prend plaisir à arpenter les magasins de tissus, les librairies, à récupérer tout et n'importe quoi pour le coller dans son carnet.

 

Une vision du Japon qui n'est pas didactique, ce n'est pas l'objet d'un carnet de voyage, mais actuelle et fantaisiste, pour mon plus grand plaisir.

 

En savoir plus : portrait de l'auteur et lien vers son site.

 

http://3.bp.blogspot.com/_pJvQBHgizDw/R9-FiF153LI/AAAAAAAAAJ0/ONRjY-M4gAs/S660/Sans+titre-32.jpg

http://img.over-blog.com/300x185/1/83/30/54/Logos/10-jours-japonais.jpg

Les 10 jours japonais se poursuivent chez Choco et chez bien d'autres...

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Bonjour, je suis Tiphanya, j'ai créé ce blog et pendant trèèèès longtemps, j'étais la seule à y partager mes chroniques littéraires.

Depuis peu, j'ai décidé d'associer ma fille Nine (né en novembre 2011) car elle voit beaucoup de choses qui m'échappent complètement. J'ai choisi de vous transmettre ses mots, ses remarques, ne touchant qu'à la grammaire pour rester le plus proche de ses idées.

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