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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:53

Si je me contente de suivre une poignée de blog lectures, j'ai également dans mes favoris quelques blogs de voyage (souvent anglophone, les francophones se prennent trop au sérieux), un blog spécial vernis à ongles, des histoires de créations, de photos... Je ne lis pas tous les articles bien entendus, mais ceux que je ne loupe jamais ont toujours pour sujet les coulisses du blog. Qui se cache derrière, est-ce que les blogueuses beauté reçoivent aussi des produits gratuits ? Que de questions passionnantes !

 

Du coup pour ce premier billet et alors que je me prépare à aller au salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, je vous en dévoile un peu plus, sur un sujet dont personne ne parle ou alors lors de rencontres en petit comité : les services de presse (SP) et les liens avec les maisons d'édition.

 

http://static.guim.co.uk/sys-images/Books/Pix/pictures/2009/1/23/1232726630863/Reading-a-book-001.jpgCe blog a plus de 5 ans (en réalité je n'en sais rien, c'est une vague estimation) et je reçois des services de presse depuis bien trois ans. J'ai une seule politique face à ces livres : les chroniquer exactement au même titre que mes autres lectures. Et je chronique 90% de mes lectures (sont mis de côté les suites de romans ou de manga et certains albums) !

 

Recevoir un service de presse n'est pas un cadeau anodin. En choisissant d'en parler sur mon blog je me fais la vitrine d'une maison d'édition et plus spécifiquement d'un produit (culturel, mais produit tout de même). Lorsque mon blog est dans un bon mois, cela assure une publicité de plus de 150 personnes par jour (si les chiffres vous intéressent je vous proposerais un autre billet, dites le moi), mais une publicité tout de même, ce truc que l'on paye à des tarifs exhorbitants dans les différents médias (radio, journaux, affiches, etc). Lorsque j'ajoute des liens, je crée du référencement vers le site de l'éditeur ou ceux des auteurs/illustrateurs. Là encore le référencement est aujourd'hui de plus en plus géré par une personne qui ne fait que ça.

Mais je ne suis pas payée, je n'ai qu'un livre en échange. Je ne m'en plains pas. Mais j'ai conscience du système et donc je refuse les envois de service presse contraignants (nombre de caractères et/ou liens imposés, s'inscrire à un réseau commercial, etc).

 

Concrètement comment ça fonctionne ?

Il y a plusieurs façons de faire. Certains éditeurs me font parvenir leur programme et je choisis. Dans ce cas là le livre finit obligatoirement sur ce blog (dans un délais très variable mais toujours après la mise en vente du livre). C'est ce que je préfère sur le principe car je gère plus ou moins mes prochains lectures. Même si j'avoue qu'en ce moment, j'ai deux tomes énormes d'une série qui prend beaucoup de place sur ma pile de SP urgent et que je me demande bien quand je vais m'y mettre.

Je reçois aussi des mails de petites maisons d'édition ou d'écrivains voir même d'agence de pub. Là je suis plus méfiante. Tout d'abord ces mails sont souvent envoyés à la chaîne et j'ai principalement des propositions de romans pour adulte (si au moins c'était des récits de voyage...). En cas de réponse positive de ma part, je précise systématiquement que la chronique sera honnête (et donc potentiellement négative) et que je me réserve deux/trois mois pour publier le billet (suivant mon humeur du jour). Mais le plus souvent ma réponse est négative.

Enfin, certains livres arrivent directement dans ma boîte au lettre sans aucune demande de ma part ou contact préalable. Certains ne seront jamais ouverts (souvent ils attendent que je sois inspirée ou je les offre à une amie qui accepte d'écrire quelques lignes pour mon blog). D'autres sont lus et parmis eux se trouvent quelques pépites que je n'aurai jamais lu de moi-même. Quoiqu'ils en soient, je ne me sens aucune obligation face à ces SP.

Il m'est aussi arrivé de réclamer des livres pour X ou Y raison en proposant quelques choses autour pour augmenter la visibilité (un concours, une interview). Mais c'est rare car en étant celle qui demande je me sens l'obligée de la maison d'édition et je n'aime pas trop. Certaines ne me recontactent jamais, d'autres poursuivent les échanges avec moi.

 

Et c'est finalement pour cette raison que je joue le jeu des SP. Je choisis des titres que je n'aurai jamais acheté/ouvert. Je découvre des auteurs, de petites maisons d'édition, je tombe amoureuse d'un nouvel univers (Le petit bois du dimanche soir ou même Liber et Maud). Actuellement le livre préféré de ma fille (d'un an) est un SP que je n'aurai jamais acheté (Ton histoire, de Jeanne Ashbé, avec de belles couleurs, mais un thème qui ne m'aurait pas parlé).

 

La plupart des maisons d'édition n'ont aucune considération pour ce que je fais (par loisir/plaisir je le rappelle). Et je dois dire que j'oublie vite de les tenir au courant de la publication des billets (que certaines maisons d'éditions réclament). D'autres échangent, sont partantes pour m'aider à réaliser des interviews, invitent les blogueurs à certains de leur évènement, répondent aux mails tout simplement, ajoutant des maillons aux échanges réguliers que j'ai grâce à ce blog. J'en profite pour remercier ces petites mains utilisant régulièrement leur clavier pour m'offrir du rêve.

 

En ce moment je lis On a roulé sur la terre d'Alexandre Poussin et Sylvain Tesson, que j'ai acheté avec mes petits sous. Mais aussi la version abrégée par Marie-Aude Murail des aventures de Pip, pardon Des grandes espérances. Mon billet va prendre un peu de temps. J'ai réclamé ce SP, mais j'aime tellement les mots de Dickens que je lis un chapitre par jour à voix haute, pour les savourer et essayer de toucher ma fille (même si c'est surtout mon namoureux qui en profite avec plaisir). J'ai beau recevoir (de façon irrégulière) des SP, je reste une grosse consommatrice de livres de bibliothèques et une acheteuse occasionnelle de livres neufs.

 

Je serais ravie de pouvoir lire vos propres expériences/ressentis sur le sujet (et accessoirement si ça vous intéresse et si d'autres sujets sur les coulisses de ce blog vous plairaient).

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:00

Je suis ravie de pouvoir écrire ce billet, car j'ai assisté hier, en direct et sans pouvoir intervenir à un saut périlleux non controlé de mon ordinateur. Mon namoureux est passé à côté de lui et son charme a du faire effet car l'ordinateur a littéralement sauté de l'étagère pour s'écraser comme une vieille chaussette derrière mon namoureux déjà bien loin. Etant toute de tact, diplomatie et retenue, inutile de vous raconter la suite.

 

Mais ayant eu une année très difficile du point de vue informatique, je tenais à vous dire que tout va bien. Mon ordinateur ayant réussi à atterir bien à plat, aucun défaut n'est à signaler pour le moment.

http://media.paperblog.fr/i/260/2605912/pierre-loup-miguelanxo-prado-L-1.jpegDu coup je n'ai aucune excuse pour ne pas vous parler de Pierre et le Loup (réédition d'une publication chez Casterman après changement d'éditeur). Même pas une excuse bidon du genre c'est-nul-j'ai-rien-à-dire-de-plus.

 

Pierre et le loup est un classique. Du genre "je ne peux pas offrir ça, tout le monde connait l'histoire". Mais comme j'aime à le répéter, il faut bien commencer par la lire un jour avant de la connaître (j'aime le dire car la plupart des personnes face à moi semblent me prendre pour le messie avec toute ma sagesse très philosophique !).

Un conte à faire découvrir aux plus jeunes et je dirais même aux plus réfractaires puisque c'est une bande dessinée de 31 pages.

Sans chercher à rajouter des fioritures, Miguelanxo Prado propose une adaptation simple, efficace et proche du conte de Serge Prokofiev. Un livre où le vert domine, où Pierre vêtu de rouge évolue comme un intrus, jusqu'à l'arrivée du loup !

 

Une toute petite critique négative, qu'il faudrait tester sur des enfants pour en être sûr. Il n'y a pas de bulles au dessus de la tête d'un personnage précis. Juste des rectangles contenant le texte, vaguement plus au dessus de tel ou tel personnage. En tant qu'adulte connaissant l'histoire je n'ai eu aucun mal à savoir qui parlait. Mais je ne suis pas totalement sûre qu'il en serait de même avec un jeune lecteur encore peu habitué à la bande dessinnée. Comme je vous le disais, c'est à tester.

 

Pierre et le loup, Miguelanxo Prado d'après Serge Prokofiev, école des loisirs.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 10:22

Les atlas pour les touts-petits sont plutôt rares et jusqu'à présent nous n'avions que celui de Crocolou. Un livre sympa mais qui manque de cohérence dans sa représentation des tenues traditionnelles. Enfin peu importe, ce n'est pas le sujet du jour.

 

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/8/0/9782848017488FS.gifCar j'ai reçu Mon premier atlas de la terre, édité par Tourbillon. Un titre très prometteur, une présentation originale, un bilan très mitigée.

Le "livre" est en trois parties : une carte du monde rigide et plastifiée, une planche d'autocollant repositionnables et un petit livre (évoquant les magazines pour bébés). Trois parties qui semblent s'adresser à trois publics différents.

Mais continuons. Dans le livret, nous retrouvons tous les autocollants, avec une petite explication, comme le djembé, la cabosse, le renard polaire, etc (il y en a 80 en tout). Chaque explication se termine soit par "retrouve le loup sur la carte page 18" soit par "colle la girafe où tu veux en Afrique".

Commence alors un désagréable mouvement de va et vient. De l'explication sur le loup page 21, à la carte de l'Asie page 18, à la planche d'autocollant pour enfin finir sur la carte du monde rigide pour poser le loup au bon endroit.

 

Sans chercher à prendre les enfants pour des idiots, mais me référant à ma propre idiotie : un truc pareil ça me fatigue, autant coller les autocolants comme j'en ai envie. Et le livret, il est super bien pour faire du découpage (ou pour marcher dessus, glisser et froisser toutes les pages).

J'en conclus à cette étape de ma réflexion que ce livre s'adresse finalement à des enfants en fin de maternelle ou même en primaire, curieux et patient. Mais dans ces cas là, on s'éloigne du titre prometteur de "premier atlas", dans le sens, premier que je peux consulter du haut de mes trois ans.

 

Alors pour l'instant, j'ai tout rangé de côté pour patienter quelques années, et on va se contenter de Crocolou qui a le mérite d'être tout cartonné.

 

Mon premier atlas de la Terre, Sandra Laboucarie & Cécile Jugla & Julie Mercier, Tourbillon

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 08:00

http://idata.over-blog.com/4/24/99/09/pamplemousse.gifEn ce moment je suis une gourmande contrariée, par une aiguille qui a décidé d'évoluer toute seule sur la balance, par une réflexion de mon namoureux. Il paraît qu'il faut faire des provisions pour l'hiver. Le thermomètre chute tout doucement, mais moi je suis prête. Je rêve même d'une nouvelle tasse aux couleurs de Noël pour des chocolats chauds blottis dans ma cape toute douce d'intérieur, tandis que ma fille continuera à avoir trop chaud en tshirt (manches longues, mais tshirts quand même).

 

Bref, contrariée et rêveuse, j'ai jeté mon dévolu sur Madame Pamplemousse et ses Fabuleux Délices lors de son arrivée sur la table des nouveautés à la bibliothèque. Une couverture qui brille dans des nuances de violet, une marmite qui dégage un parfum de fleurs, du saucisson, de l'ail, du jambon, sont autant de promesse d'une évasion légère et délicieuse.

Dans un Paris décrit par un auteur britannique un brin romantique, Madame Pamplemousse crée des Délices pour le plaisir des papilles de clients plutôt rares. A quelques rues, monsieur Lard crée des plats immondes à la recherche d'une popularité qui se fait désirer. En trait d'union, Madeleine, qui sort des sentiers battus le temps d'acheter du pâté...

 

Voici un livre à ajouter sur la liste du Père Noël de tous les enfants amateurs de bonne histoire mêlant gourmandise et humour, véritable méchant et soupçon de magie. 125 pages de pure enchantement pour ceux qui savent lire tout seul, pour les parents qui devraient toujours replonger en enfance, pour les gourmets, les gourmands, les amateurs de bon pâté, les cuisiniers du dimanche (et des autres jours de la semaine) et ceux qui aiment faire plaisir à leur proche, tout simplement.

 

(je viens d'apprendre qu'il y a un tome 2, avec une histoire indépendante, j'ai hâte de mettre la main dessus).

 

Madame Pamplemousse et ses Fabuleux Délices, Rupert Kingfisher, Albin Michel Jeunesse

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:00

J'adore bricoler/bidouiller à l'approche de Noël. Et j'ai d'ailleurs hâte que ma fille soit suffisamment grande pour bidouiller/bricoler avec moi. Car si pour l'instant elle participe, c'est sous le doux surnom que nous lui avons trouver incluant des sonorités très proches de Godzilla...

Alors à défaut de le faire pour moi, voici deux idées de calendriers de l'Avent, incluant des livres, beaucoup de livres, toujours des livres.


http://workmanfamily.typepad.com/.a/6a00d83451d64f69e2010536293d21970c-800wiPour les parents pleins de motivation et à la bibliothèque bien fournie : emballez dans du papier journal (c'est mon côté écolo qui parle, mais choisissez le papier de votre goût, c'est aussi l'occasion de demander à vos enfants de badigeonner le papier journal de peinture) 24 livres (un paquet par livre). Avec un peu de peinture vert et rouge, inscrivez dessus de façon aléatoire sur chaque paquet un chiffre de 1 à 24... Chaque soir, votre lutin pourra déballer un paquet, y découvrant la lecture du jour.

L'idéal est d'emballer uniquement des livres sur Noël. Vous pouvez tricher en choisissant des livres de bibliothèque pour les premiers jours de décembre (évitant ainsi des pénalités de retard). Mais aussi en gardant un livre ayant pour thème la veille de Noël pour le 24 par exemple.

Et surtout, n'achetez pas 24 livres. Ressortez ce qui traînent sur vos étagères, complétez pourquoi pas avec un cahier de coloriages / recettes / activités. Le but n'est pas de se ruiner avant même le passage du Père Noël.


http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/4/7/0/9782747044417FS.gifPour les parents moins organisés et qui veulent un calendrier de l'Avent alors que nous sommes le 30 novembre : courrez d'une librairie à une autre (indépendant le libraire, même si cela signifie qu'il faudra peut-être tester plusieurs librairies avant de le trouver ou patienter une semaine) pour trouver le dernier album de Rémi Courgeon, écrit pas Agnès Lestrade, La fille du Père Noël.

Ce conte tout mignon est composé de 24 épisodes, à lire au rythme d'un par soir. Et à la fin de chaque épisode, il y a une petite fenêtre à ouvrir sur le calendrier de l'Avent qui est fourni (et que l'on peut accrocher au mur).

La fille du Père Noël veut que tous les enfants du monde, même les enfants du Pays Merveilleux reçoivent des cadeaux pour Noël. Mais pour cela elle doit prouver à son père que le Pays Merveilleux existe.

Au fil des soirs précédents Noël, vous allez pouvoir découvrir un nombre incroyable de créatures fantastiques, drôles ou méchantes. Un album qui doit véritablement être lu au rythme d'une page par soir, sous peine d'être lassé par des épisodes un peu répétitif (il fait nuit/ elle s'en va / rencontre une créature / vit une aventure / fait un portrait / rentre chez elle). Mais les fans de Rémi Courgeon ne seront pas déçus quoiqu'il en soit.

Et si vous avez d'autres idées impliquant des livres à l'approche de Noël, n'hésitez pas à les partager en commentaires.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 08:00

http://www.nautiljon.com/images/litterature_asiatique/00/65/daisy_l_apprentie_sorciere_556.jpg?1347894190Pour moi rien ne vaut Harry Potter en guise d'univers magique (surtout que c'est grâce à cette série que j'ai trouvé mon namoureux). Du coup j'ai un peu tendance à l'utiliser comme référence dès que je tombe sur un livre jeunesse où un(e) sorcier(e) est le personnage principal.

Mais pour une fois, face à la couverture de Daisy l'apprentie sorcière, c'est une autre référence qui m'est venue en tête, Kiki la petite sorcière. Mais finalement elles n'ont en commun que leur grand sourire et leur joie de vivre.

 

Mais Daisy doit bien plus à Harry, comme lui elle va dans une école un peu perdue, apprend à chevaucher un balais et porte une longue robe noire.

Studieuse, elle profite de son temps libre pour s'entraîner à voler, quitte à faire une sacrée chute dans un arbre et se faire toiser par un drôle d'oiseau.

 

Un livre tout en douceur, en grande partie grâce aux couleurs, sur l'amitié et la spontanéité.

Encore une fois les éditions nobi nobi! proposent un album loin des clichés du manga japonais, sachant séduire le lecteur français.

 

Daisy l'apprentie sorcière - Makoto Ueda - nobi nobi!

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 08:00

Débordée, je vous propose trois livres dans un seul billet. Mais le sujet devenant vite austère, je commence par un roman jeunesse et je finis avec deux questions d'éducation (bien que ce soit deux titres grands publics, ceux n'étant ni profs ni parents, risquent de s'ennuyer, je vous aurai prévenu).

 

http://depagesenpages.files.wordpress.com/2012/07/la-petite-fille-au-kimono-rouge.jpgEn CE2 (si ma mémoire est bonne, mais c'était peut-être CM1), j'ai lu La petite fille en kimono rouge pour l'école. Un coup de coeur ! Un livre qui est encore aujourd'hui dans mon top 10 (pourtant très variable). J'avais été touchée par cette petite japonaise fraichement débarquée aux Etats-Unis. Elle est coincée entre deux cultures et ne sait comment se faire des amis américains. C'est grâce à elle que j'ai découvert de façon consciente le Japon pour la première fois et enrichit mon vocabulaire de façon incroyable.

Je viens de le relire. Et je suis toujours complètement sous le charme. Il y a beaucoup de sensibilité, de questionnements enfantins sur la double culture bien sûr, mais aussi sur l'amitié, le mensonge, la délation.

Ce livre est une merveille !

 

 

http://img.over-blog.com/341x500/3/60/76/57/Livres/9782350761152.jpgVirement à 180°, avec un livre qui m'a complètement déprimée : Chroniques d'une prof qui en saigne. Je n'ai jamais vu un tel concentré de vulgarité, de discrimination, de stupidités (j'ai bien un mot qui me vient à l'esprit pour résumer, mais je vais éviter car je ne souhaite pas me créer un nouveau lectorat attiré par un mot clé surprenant). Je n'avais lu jusqu'à présent que de bonnes critiques sur le livre et/ou le blog dont il vient.

Princesse Soso est assez connue en ligne. Elle est prof d'anglais et avec un humour incisif (mais qui m'a laissé de marbre) dresse un portrait effarant de l'éducation nationale et plus précisément du collège unique. Un portrait qu'elle critique justement, introduisant dans son récit des chapitres plein de bon sens (mais chapitre en général gâché par une speudo pointe d'humour ou par une réflexion laissée en plan).

Mais le livre finit par être indigeste, écoeurant. Je ne dois pas être assez patriotiste pour apprécier les envolées lyrique sur l'école publique guidant la nation vers des jours meilleurs. Et je dois trop généreuse pour rejeter la majorité de la responsabilité sur les parents. Car selon moi si tant d'élèves arrivent au collège sans savoir lire, l'école primaire a aussi une part de responsabilité.

A la limite il est simplement plus intéressant de lire cette interview que de se farcir tout le bouquin.

Pour info, elle évoque à un moment de se pencher sur d'autres méthodes d'enseignement pour faire évoluer l'école publique et n'évoque que Montessori. Mais il existe de nombreuses formes d'éducation comme l'école Summerhill en Angleterre, les travaux de John Holt sur le Unschooling (aux Etats-Unis) ou plus simplement Freinet (liste absolument pas exaustive, je ne suis pas une experte).

 

http://www.educationreformbooks.net/images/UnschoolingT.jpgEn parallèle, j'ai lu (en anglais) the Unschool handbook, soit une sorte de guide/témoignage sur les capacités des enfants à être moteur de leur éducation. Il s'agit ici d'une forme d'éducation à la maison mais qui a surtout le mérite de redonner un peu d'estime aux enfants. Une excellente lecture pour réfléchir aux rapports que notre société crée à l'éducation, à l'enfant, à l'autorité. On désacralise les mathématiques, on met en avant la curiosité naturelle des enfants.

Personnellement je n'avais jamais vu les choses sous cette angle là et j'en tire un maximum pour construire mes cours de français qui s'adresse à des adultes.

Pour info, les méthodologies aujourd'hui développées et en cours dans le secteur du français langue étrangère vont tous dans le même sens qu'une part importante des principes du unschooling : si ce que vous enseignez n'a pas d'application directe, cela ne sert à rien (et même si en classe, on fait semblant de ...). Un enfant préfèrera apprendre à compter en allant acheter des bonbons, que sur une feuille avec une piscine à remplir d'eau en X heures.

 

La petite fille au kimono rouge, Kay Haugaard, Le livre de poche

Chroniques d'une prof qui en saigne, Princesse Soso, Privé

The Unschool handbook How to use the whole word as your child's classroom, Mary Griffith, Prima Publishing

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Qui sommes-nous ?

Bonjour, je suis Tiphanya, j'ai créé ce blog et pendant trèèèès longtemps, j'étais la seule à y partager mes chroniques littéraires.

Depuis peu, j'ai décidé d'associer ma fille Nine (né en novembre 2011) car elle voit beaucoup de choses qui m'échappent complètement. J'ai choisi de vous transmettre ses mots, ses remarques, ne touchant qu'à la grammaire pour rester le plus proche de ses idées.

Vous trouverez sur la plupart des articles des liens affiliés, c'est à dire un lien vous proposant d'acheter le livre présenté. Dans ce cas le prix que vous découvrez est le même que partout ailleurs, mais en cas d'achat je touche une commission. Une façon comme une autre de faire vivre ce blog (en me permettant d'acheter plus de livres par exemple).