Dimanche 9 mai 2010
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Titre : Ce cher Dexter
Auteur : Jeff Lindsay
Editeur : Points
Dexter est un expert au service médico-légal de Miami. Sa spécialité : les gouttes de sang. Il a aussi un hobby
quelque peu surprenant : il tue méticuleusement les personnes le méritant.
Son quotidien se retrouve bousculer quand un mystérieux assassin sème des corps de prostitués, découpés en
morceaux et sans plus aucune goutte de sang. Des rêves surprenants le perturbent également, lui donnant la sensation d'un lien fort entre lui et l'assassin.
Je n'ai vu que les 3 ou 4 premiers épisodes de la saison 1 de la série, clairement inspirés de ce roman. Mais du coup
j'ai eu du mal à me mettre dans le roman tellement j'avais l'impression d'avoir les épisodes sous les yeux.
J'ai été surprise (agréablement) par la fin. J'avais peur que derrière les rêves se cachent une explication pseudo
para-psychologique / paranormal. Mais pas du tout et donc ça se termine bien, de façon tout à fait crédible avec même une super fin.
Par contre j'ai quand même trouvé qu'il y avait un peu trop de psychologie dans tout ça, beaucoup de blabla de la part
de Dexter et pas assez d'enquêtes.
Je déconseille au fan de la série-télé de lire le tome 1 de cette série-polar. C'est beaucoup trop similaire. Par
contre à partir de la saison 2 / du tome 2, Dexter suit deux chemins distincts.

Samedi 10 avril 2010
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/2010 08:00
Titre : Le chant de la mission
Auteur : John le Carré
Editeur : Points
Salvo est éminent interprète. Son atout : il maîtrise beaucoup de langues africaines de la région du Congo. On lui
propose alors de partir sur une île au nord de l'Europe et d'être un élément important dans le processus de paix au Kivu. Mais sur place, il découvrira vite que la paix ne pèse pas lourd face à
des diamants.
Je n'ai pas lu de roman d'espionnage depuis 8 ans. Je peux être précise puisque je n'ai lu ce genre de roman que
lorsque j'étais fille au pair. Dans la famille où j'étais, seul monsieur lisait en français et rien d'autres que de l'espionnage...
Tout ça pour dire que je ne suis pas très bon juge. Surtout que là, l'intérêt pour moi résidait dans l'une des
compétences de Salvo, le swahili, langue que j'étudie.
J'ai été très surprise car ce roman est construit en deux parties. La première, c'est l'histoire d'un homme, d'un
enfant secret, européen de nationalité, mais né en Afrique. Terriblement britannique et élégant, le personnage est tout en décalage et la narration très agréable à suivre.
Puis il arrive sur l'île où se tiennent les négociations et on change de registre. On est dans le présent de la
narration. Les choses arrivent les unes après les autres avec pas mal de rythme et de suspens.
La chute est cynique à souhait et remet à sa place les européens qui se sentent investi du devoir de sauver l'Afrique.
J'aime bien.
Et au final ça donne envie de mieux comprendre la situation au Kivu, mais plus que tout, ça donne envie de la visiter,
de prendre le premier avion pour se laisser séduire par la forêt mais aussi les grandes villes.
Jeudi 24 septembre 2009
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/2009 08:00
Titre : Le maître de fengshui perd le nord
Auteur : Nury Vittachi
Editeur : Picquier poche
C.F. Wong est un vieu chinois vivant à Singapour. Mais c'est surtout un maître du fengshui aidant des clients fortunés à agencer au mieux leur logement. Cependant sa perspicacité fait de lui
un atout dans certaines enquêtes criminelles surprenantes. Il est assisté d'une jeune stagiaire d'origine australienne, Joyce McQuinnie, un spécialiste de l'astrologie indienne et une diseuse de
bonne aventure chinoise.
Avec leur soutien (bien qu'il doute de la validité du mot "soutien"), Wong va enquêter sur un cabinet de dentistes hanté, la disparition d'une jeune fille au karma atroce et le kidnapping d'une
jeune fille très riche.
Ce roman policier m'a vraiment évoqué les aventures de Mma Ramotswe, la détective botswanienne. Cependant ici l'enquête est un peu plus présente.
L'intérêt de ce livre repose avant tout sur la galerie de personnages et leurs liens qui provoquent de nombreuses situations comiques. Ainsi Wong commence sa journée par un plat de riz qui
dégoute Joyce. Et la situation se retourne, quand la jeune australienne exige d'avoir aussi son petit déj' à base de caféine, sucre et gras.
L'auteur a su retranscrire à merveille les points de vue de chaque personnage. Joyce parle comme une ado, sort en boite, ne comprend que peu ce vieu chinois et a du mal à se sentir chez elle à
Singapour. Wong n'a jamais entendu parler de rappeur, ne sait pas ce que veut dire "choper une fille", connait Singapour comme sa poche et trouve normal la brutalité policière (comment un
policier pourrait obtenir des aveux sans taper sur les gens, en Chine au moins, on obtient toujours des aveux).
La différence entre les personnages transparait dans leur façon de parler mais aussi dans leur connaissance des lieux. Ainsi le rendez-vous dans une boite de nuit est vu du point de vue de Wong
et sa découverte des jeunes gothiques est génial. A l'inverse le marché de nuit est vu par Joyce qui semble voir un fantôme dans chaque mouvement de lumière. Ce contraste est également une très
bonne représentation de la vie à Singapour.
Cependant ce détail demande d'être curieux de l'Asie du Sud-Est. Les références à des villes malaises sont nombreuses, mais aussi à Hong-Kong. Les plats sont tous donnés dans le nom d'origine. Et
je suppose que ce n'est pas évident pour tout le monde de comprendre le dégout de Joyce face à un nasi lemak (bon en fait perso je sais juste que nasi c'est du riz). Mais cela rend le
décor encore plus vrai, de même que petites exclamations en chinois de certains personnages. On a ainsi l'impression d'être sur place.
Il existe un deuxième tome des aventures du maître du fengshui que j'espère bien pouvoir trouver plus facilement que le premier et donc pouvoir lire très prochainement.


En savoir plus : l'avis de Céline qui voulait en savoir plus sur le fengshui, tout sur le fengshui justement, tout sur Singapour vu par un expat et quelques photos de Malaisie.
Samedi 12 septembre 2009
6
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/2009 08:00
Titre : Le cadavre du métropolitain
Auteur : Lee Jackson
Editeur : 10/18
En 1864 une jeune femme est retrouvée assassinée dans le métro londonnien. L'inspecteur Webb mène l'enquête, Agnes White décide de fuir le foyer où elle vivait, Lizzie White réapparaît dans
la vie de sa famille, Phibbs récolte des infos sur les bas-fonds de Londre pour un article. Et l'enquête avance tout doucement.
Ce roman est très surprenant. L'auteur prend le temps de décrire quasiment tous les personnages lorsqu'on les rencontre pour la première fois. Et même si le plus souvent on les recroise, ce n'est
pas toujours le cas. Certains ne servent qu'à introduire un autre personnage.
Autre particularité, ce policier n'est pas une enquête policière. Il y a bien eu meurtre, il y a bien un policier qui tente de comprendre qui est le coupable, mais ce n'est pas lui le personnage
principal. On suit donc des personnages, leur vie quotidienne en se demandant ce qui les relie.
On avance petit à petit et on peut chercher par soi-même à comprendre qui est le coupable.
J'ai également beaucoup aimé l'écriture. L'auteur nous conduit d'un personnage à l'autre, d'un bout de Londres à l'autre sans nous perdre. J'ai eu besoin d'un peu d'adaptation au début pour
retenir la galerie des personnages, mais une fois toutes les infos en place c'est un vrai plaisir.

Ce livre m'a été offert par Loula lors du swap Victorien. Il était dans ma PAL et me permet
donc d'avancer petit à petit vers le succès de mon objectif PAL. Et il fait également parti de mon défi "lire autour du monde" que je termine avec ce livre
!
A lire : l'avis mitigé de Lillounette, yottidottirest plus
enthousiaste, de même que Marie.
Mardi 11 août 2009
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/Août
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Titre : Zulu
Auteur : Caryl Férey
Editeur : Gallimard
Une jeune femme blanche de la bonne société sud-africaine est retrouvée assassinée. Son meurtre est sanglant, horrible et fait frémir tous les médias.
Ali Neuman est chargé de l'enquête. En même temps il s'inquiète pour sa vieille mère qui vient de se faire agresser, et lutte contre ses fantômes.
Les deux enquêtes se frôlent, se mêlent, s'oublient et finissent dans le même sang. Corruption, drogue, sida, enfance perdue et folie religieuse défilent à tour de rôle.
A sa sortie ce titre a retenu mon attention. Zulu. Moi qui rêvait d'apprendre à parler zoulou. Mais la quatrième de couverture ne dévoilant aucun lien entre l'auteur et l'Afrique du Sud, j'ai
passé mon chemin de peur d'être déçue. Puis Babelio et son opération Masse Critique ont débarqué. Ce livre était pour moi. Le voyage a été long mais le livre est arrivé jusqu'à moi. En trois
jours la dernière page était tournée.
Commençons tout de suite par l'aspect négatif, ainsi je pourrais le noyer sous les louanges. Cette année j'ai étudié l'Afrikaans, enfin j'ai eu une initiation à l'Afrikaans et à l'Afrique du
Sud. L'année dernière j'ai étudié l'histoire de l'Afrique du Sud avant l'Apartheid. Je n'ai jamais mis les pieds sur place, mais j'adore et j'en rêve.
Et j'ai eu l'impression en lisant Zulu que l'auteur avec fait la liste de toutes les infos indispensables à mettre sur la pays, son histoire, ses habitants. Un beau et long catalogage
comprenant également le tourisme et la politique actuelle. Puis il a écrit son roman en distillant au fur et à mesure toutes ces infos. J'ai appris quelques trucs. Mais ce catalogage est pesant
et redondant. J'ai même parfois eu l'impression qu'il entretenait des stéréotypes. L'impression également d'entendre mon prof d'Afrikaans expliquant exactement la même chose.
Du coup j'ai fait rapidement des recherches sur l'auteur et impossible de trouver des infos expliquant son lien avec l'Afrique du Sud. Est-il un simple touriste passionné ? De même pour les
violences décrites. Toujours cette impression de listing, comme s'il ne fallait rien oublié des "savoir-faire" criminels sud-africains.
Voilà, ça c'est dit. D'un autre côté, pour finir sur cet aspect, j'ai beaucoup aimé les reprises historisques. Tout le monde ne sait pas ce qu'est un lagger, ni comment les boers sont arrivés
là, ni le fait que tout le monde ne parle pas anglais. Le tout est amené discrètement, une explication utile sans être professorale.
Mais le point positif de ce roman tient à sa galerie de personnages, à leur passé, à leur complémentarité. Ils représentent l'Afrique du Sud mais aussi les hommes de façon
générale. On les suit à tour de rôle, on s'inquiète pour l'un, pour l'autre, pour leur vie, leur femme, leurs enfants. On s'attache à leur passé, à leur vague à l'âme, à leurs
espérances.
Et c'est en les suivant que l'auteur crée son suspens. Tandis qu'on abandonne Ali, seul avec une danseuse zoulou, on frémit avec Brian s'introduisant dans tel bâtiment. Et
alors qu'il entend un bruit suspect, on se retrouve face à l'ordinateur de la gentille hackeuse. Alors on lit, on lit et on s'interroge. Aucun moyen de savoir ce que nous réserve la suite. On
pense avoir compris un élement, enfin, quand brusquement...
Il y a aussi quelque chose dans l'écriture qui m'a séduite. Une certaine nostalgie, une certaine poésie. Une mouette qui surveille la scène, les vagues qui s'abattent, un couple de baleine...
Au coeur de toute la violence de cette histoire, c'est comme un instant de calme, de répits, ou tout simplement un battement de coeur avant le prochain coup de feu. Ces passages, souvent isolées
et courts, m'ont surpris. Un charme certain, quelque peu désuet et si éloigné du monde du polar. Mais attention, ce livre est violent, terriblement violent.
J'ai l'impression d'avoir encore plus à dire, mais brusquement je sèche. En tout cas je ne regrette pas un instant cette lecture, et je remercie Babelio
de m'avoir offert la possibilité de découvrir ce livre.
D'autres avis : aBeiLLe, Oceanicus, Kathel, Bunee, Amanda et de nombreux autres tous regroupés
sur Blog-o-Book.
Et la vidéo de Caryl Ferey lorsqu'il a reçu un prix pour Zulu (qui a reçu de
nombreux prix). Discour, qui me le rend brusquement très sympathique. Et de fil en aiguille j'ai finalement trouvé une interview de lui, autours de Zulu, ça tombe bien.