Titre : Totto-Chan, La petite fille à la fenêtre
Auteur : Tetsuko Kuroyanagi
Editeur : Presses de la Renaissance
Au début des années 1940, Tetsuko, surnommé Totto-Chan se fait renvoyer de l'école. Sa mère l'inscrit alors à l'école Tomoe, où la classe a lieu dans des wagons.
Ecole de liberté, Tomoe permet aux enfants de s'épanouir et surtout de découvrir la tolérance, Le respect de soi et des autres et la confiance.
Cette école pas comme les autres va déterminer la vie toute entière de Totto-Chan, aujourd'hui vedette de télévision, ambassadrice de l'Unicef et directrice adjointe de l'orchestre philarmonique
de Tokyo.
Tetsuko a d'abord écrit ses aventures à l'école Tomoe pour être publié dans un magazine sous forme de feuilleton. Il ne s'agit pas d'un long récit, mais d'une
succession d'anecdotes, présentant l'enfant de Totto-Chan, mais aussi les principes d'éducation proposé par l'école.
Cette présentation sous forme d'anecdote m'a génée à la lecture. La petite Totto-Chan est tellement attachante qu'on aimerait en savoir plus sur elle, pas juste
quelques passages selectionnés.
Et de la même façon, la fin est décevante, car ce livre ne montre que la parenthèse de vie de la petite fille pendant sa scolarité à Tomoe. Lorsque l'école est
détruite et que Totto-Chan quitte Tokyo, le roman se termine.
Mais pour le fond, ce livre est très intéressant. L'école Tomoe est surprenante et mérite d'être connu.
Par Tiphanya
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Titre :
Au sud de la
Frontière, à l'ouest du soleil
Auteur : Haruki Murakami
Editeur : 10/18
Hajime a une trentaine d'années. Il est marié et a deux filles qu'il adore. Mais très souvent il repense à Shimamoto-san, son amie d'enfance, sa meilleure amie, sa seule vrai confidente.
Suite à un article elle refait surface dans sa vie, de façon décousue et obsédante.
C'est une histoire d'amour d'une grande légereté. Une histoire qui défie le temps et la vie. Attention les comparaisons, mais j'ai pensé à la fluidité de Dider Van Cauwelaert et à la romance des
personnages de "Où es-tu ?".
On trouve également une grande sensualité, un érotisme omniprésent et pourtant à peine dit.
J'ai bien aimé le titre, fidèle à l'esprit du livre à cette histoire d'amour. Je ne vous en donne pas plus car les deux parties sont expliqués, entre un titre de chanson et une maladie sibérienne
!
J'ai commencé à regarder ce que l'auteur avait écrit d'autres... il pourrait peut-être remplacer Luis Sepulveda, dont j'arrive au bout (enfin au bout de la
bibliothèque de mon fournisseur !)
Le site officiel de l'auteur : en anglais uniquement
Titre :
le passage de la nuit
Auteur : Haruki Murakami
Editeur : Belfond
C'est la nuit à Tokyo, les derniers trains sont partis.
Dans un bar Mari est plongée dans un livre. Un garçon rencontré quelques années plus tôt l'aborde. De fil en aiguille, elle quitte son bar, vient en aide à une prostituée chinoise, nourrit des
chats, évoque sa soeur.
Sa soeur Eri est dans sa chambre a dormir à point fermer. Tout est calme, trop peut-être, jusqu'à ce que la télévision s'allume.
Ce roman est surprenant, surtout l'évocation d'Eri. C'est l'aspect que j'ai le moins apprécié, car sans queue ni tête et sans laisser de clé de compréhension pour la suite. J'ai passé mon temps
à me demander qu'est-ce que ça venait faire là.
Par contre tout le parcours nocturne de Mari est vraiment agréable à suivre, entre initiation et dérive, fuite loin de soi dans une ville qui une fois la nuit tombée devient un territoire
totalement inconnu.
Et puis le nuit, magnifiquement décrite. Entre ses habitants, ses ambiances, ses couleurs. Je ne suis pas oiseau de nuit, mais j'aime l'ambiance des derniers et des premiers trains, et j'ai trouvé
que l'auteur s'avait admirablement bien restitué l'ambiance particulière qui y règne. (Paris-Tokyo, tous pareil !)
Un sentient mitigé donc face à ce roman, qui a un style très différent de "Au sud de la frontière à l'ouest du soleil",
lu il y a peu de temps. On m'a prêté un troisième livre d'Haruki Murakami, que je vais lire avant d'essayer de trouver "Kafka sur le rivage" dont tout le monde parle.
Titre :
la balade de
l'impossible
Auteur : Haruki Murakami
Editeur : Points
Watanabe débute en même temps que ses années à l'université, une nouvelle vie. Son meilleur ami s'est suicidé peu de temps avant et il semble faire table rase du passé. Mais au détour d'un métro,
il rencontre Naoko, la petite amie de ce dernier. L'ombre du mort planant au dessus d'eux ils se rapprochent, deviennent amis à leur tour.
Pourtant Naoko disparait à son tour et ce n'est que quelques mois plus tard que Watanabe découvre où elle se trouve, soignant son mal, loin de tous. Amoureux d'elle, il entreprend de lui écrire
très régulièrement, tandis que sa vie s'écoule tout doucement. Et brusquement une boule de vie débarque et s'installe, la jolie Midori.
Mais comment rester fidèle aux morts et à celle que l'on aime alors que l'on devient un homme et qu'un nouvel amour semble se profiler à l'horizon ?
Je n'avais plus envie de lire du Murakami, trop déçue par la fille entrant dans la télévision dans Le passage de la nuit. Mais on m'avait prêté La balade de l'impossible, alors autant y jeter un oeil.
J'ai du mal à avoir un avis tranchée sur la question. Je l'ai fini plus pas curiosité sur le destin des personnages que par véritable enthousiasme.
J'ai aimé la douceur qui émane de ce livre. J'ai aimé le centre dans lequel vie Naoko, lieu irréel, sorte d'antichambre de la mort, de secte et de communauté muette et écolo. On peut également
découvrir la société japonaise : suicide des jeunes, alcool, love hotel, etc.
Par contre j'ai vite été lassée de certaines trop longues descriptions détaillés (la sortie dans le ciné porno par exemple). Je n'ai pas aimé l'intro, déroutante et inutile. Et il y a aussi
un certain côté "singe savant". Le narrateur semble vouloir caser par moment le plus de références musicales européennes que possible ou le plus d'auteurs.
Pour info il semble que ce soit ce livre qui ait fait connaitre Murakami au Japon (publié en 1987).
Titre :
Pourquoi les japonais ont les yeux bridés
Auteur : Keiko Ichiguchi
Editeur : Kana - Kiko
Faut-il avoir peur des Monoke ? Comment se fête Noël et le Nouvel an ? Comment devenir mangaka professionnel ? Qu'est-ce qu'un otaku ? D'où viennent toutes les cérémonies japonaises ? Les japonais
sont-ils tous des violents ? Pourquoi peut-on voir des carpes flotter sur les maisons en mai ?
Voici quelques unes des questions qui trouveront leur réponse dans ce livre.
L'auteur, une jeune femme japonaise vivant en Italie, revient sur certaines traditions et certains points d'histoire du Japon. L'occasion d'en savoir plus, mais d'une façon très liée aux
mangas.
Le gros point faible de ce livre est le lien trop fort avec les mangas. L'auteur évoque surtout les mangas les plus connus qui ne sont pas forcément arrivés jusqu'en France. Du coup je me suis
sentie un peu perdue à plusieurs reprises.
Autre point faible : dans les premiers chapitres l'auteur a un ton beaucoup trop professoral. Il y a un manque de fluidité, de spontanéité. Petit exemple : "Dans les chapitres précédents, j'ai
souvent fait référence à des foires de fanzines au Japon, et je crois que le moment est venu d'en parler avec plus de précision."
En dehors de ça, j'ai aimé le côté court, simple et direct de chaque chapitre. Mais aussi les petites touches personnelles à base de souvenirs et anecdotes de l'auteurs.
Il y a quelques infos que je connaissais en détail mais j'ai surtout appris beaucoup de choses. D'ailleurs demain les japonais célébreront Setsubun, la fête du début des saisons, pour chasser les
démons et accueillir le bonheur.
Bon bref, ce livre était dans ma PAL depuis pas mal de temps sur les conseils de Chrestomanci. Et c'est pour me mettre dans
l'ambiance japonaise lancée par Goelen que je me suis décidée à le lire, enfin.
Voici également l'avis de BouquetDeBamboo.