Quantcast

Rencontres avec les métiers du livre

Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 10:59

J'ai l'impression de n'avoir rien vu de ce salon et donc de ne pas vraiment pouvoir en parler.

La littérature jeunesse est au coeur de mon mémoire de recherche (toutes les infos ) et donc je me suis lancée dans le salon avec une liste précise de stands à voir. Deux idées en tête : finir de constituer mon corpus, trouver un lieu de stage (hum, je n'ai pas encore trouver la pertinence du stage obligatoire dans le cadre du mémoire de recherche).

 

C'est donc avec mon plan en main que j'ai arpenté les allées du salon, me faisant couper la priorité par des collégiens et en me maudissant d'avoir un si gros manteau. J'ai aussi essayé de rencontrer les différentes personnes m'envoyant ponctuellement des SP. Et si on met de côté l'absence totale d'amabilité de l'éditeur le plus important pour ma recherche, j'ai échangé avec des éditeurs et des libraires supers.

 

Je me suis maudite de ne pas avoir regarder le programme des dédicaces (je n'y allais vraiment pas pour ça), car l'auteur de mon album chouchou (oui, je me répète, mais vous n'avez qu'à aller l'acheter), Le petit bois du dimanche soir, était là. J'ai cherché une excuse valable pour le racheter et offrir mon exemplaire non dédicacé, mais avec la chaleur sur place, toute mon inspiration s'était évaporée. A la place, j'ai acheté (sans avoir à me forcer car il est magnifique), Voyages, un album collectant plusieurs petites histoires sur le thème du voyage, de l'évasion, celui qui nous emmène très loin, juste à côté de chez nous ou qui nous fait rêver. Et j'ai eu une dédicace de deux des auteurs ayant participé ! Et en achetant l'album j'ai aussi eu du chocolat ! Un vrai moment de pause dans ma course folle.

 

Estelle-Billon-spagnol.jpg

Estelle Billon-Spagnol en pleine dédicace de l'album Voyage, sur le stand Chocolat!

 

Au final mon butin est très raisonnable, si on met de côté la liste d'une dizaine de titres sur mon petit carnet. Trois de mes quatre achats sont pour mon mémoire. Ce très long après-midi s'est terminé autour d'une tasse de thé, d'un calendrier de l'Avent et d'un pain d'épice au caramel excellent. Cette conclusion m'offra même un petit cadeau, sorte d'intrus sur la photo.

 

butin.jpg

Un jour, j'aurai l'occasion de passer deux jours au salon. Un pour le boulot/blog/études, et un autre pour moi, rien que pour moi, avec des dédicaces et des rencontres. Et vous, avez-vous eu la possibilité de faire un tour du salon ?


Par Tiphanya - Publié dans : Rencontres avec les métiers du livre - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 27 octobre 2012 6 27 /10 /Oct /2012 08:00

 

Dernier samedi d'octobre, dernier billet sur le thème des livres au Japon à partir de mes photos de voyage.

Les librairies sont le plus souvent situés dans des grands centres commerciaux, les rendant toutes assez impersonnelles. Mais nous sommes tombées totalement par hasard sur une petite merveille : une librairie spécialisée dans les livres de cuisine. Admirez : librairies-1.jpg

 

librairies-2.jpg

 

Les suivantes (sauf la première dont j'ai tout oublié) sont toutes des librairies d'occasion et/ou de livres anciens du quartier de Kanda.

 

librairies-3.jpg

 

librairies-4.jpg

 

librairies-5.jpg


Par Tiphanya - Publié dans : Rencontres avec les métiers du livre - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 4 septembre 2012 2 04 /09 /Sep /2012 08:00

La semaine dernière est sortie le deuxième tome des Aventuriers Malgré  eux. On retrouve les enfants Nombril qui préféreraient passer leur été devant la télévision mais qui malheureusement ont des parents explorateurs. A cette occasion, je vous propose d'en savoir plus sur le métier de traducteur en rencontrant Valérie Le Plouhinec qui a traduit les deux tomes.

http://www.ricochet-jeunes.org/public/scans/10/44933.jpg

Bonjour, pourriez-vous nous en dire quelques mots sur vous ?

 

Je vis à Paris et je travaille dans l'édition depuis une vingtaine d'années, mais il y a cinq ans, très attirée par la traduction (et lasse de la vie de bureau), j'ai démissionné de la maison où j'étais éditrice pour devenir traductrice à mon compte. Je traduis principalement des romans jeunesse ou ados pour plusieurs maisons que j'aime beaucoup : les Grandes Personnes bien sûr, mais aussi Albin Michel (Wiz) et Hélium.

 

Comment approche-t-on un texte comme les Aventuriers malgré euxdans le but de le traduire ?

 

Comme tout roman, en cherchant avant tout à restituer le ton juste ; et, lorsqu'il s'agit d'un roman humoristique, en cherchant à être aussi drôle que l'original, ce qui nécessite un certain nombre de transpositions. C'est parfois difficile car les auteurs américains n'expriment pas toujours les choses comme nous. Il ne s'agit pas seulement de remplacer un jeu de mots par un autre : ce qui me frappe souvent – pas seulement dans cette série de romans – est que beaucoup de choses sont sous-entendues en anglais : il suffit au lecteur d'imaginer le ton sur lequel parle un personnage, ou de visualiser l'expression de son visage, pour comprendre l'ironie ou la drôlerie de la réplique. Le français ne fonctionne pas ainsi, il faut souvent dire les choses autrement, tout en restant léger, car bien sûr, on ne peut pas expliquer l'humour, tout tombe alors par terre. C'est donc un travail d'équilibriste ! La relecture de l'éditrice est importante aussi : quand on écrit ou traduit de l'humour, on finit par ne plus savoir si c'est drôle ou pas. Il faut donc que quelqu'un d'autre vous relise avec un œil tout frais et là c'est sans appel : soit la personne rigole, soit il faut changer quelque chose…

Dans le cas de cette série, les autres éléments très importants du comique étaient le tempo, les répétitions volontaires, ou encore les "running gags" que l'on retrouve d'un chapitre à l'autre… il faut donc être très attentif à tout cela en traduisant, et faire sans cesse des arbitrages. Par exemple, les répétitions sont souvent proscrites en français, mais ici il fallait en laisser, quand il s'agissait d'un comique de répétition tout à fait volontaire.

Souvent, je me relis à voix haute, pour m'assurer de la fluidité et du rythme.

 

La famille Nombril a un nom français ? Soucis de traduction ou nom original ? Comment décider de traduire ou non un nom propre ?

 

C'est à chaque fois une question délicate, et je procède au cas par cas. Dans Aventuriers malgré eux, les jumeaux s'appellent Navel en anglais, ce qui signifie "nombril". Je trouvais dommage de ne pas garder cela, surtout que "nombril" est un mot tout mignon en français… et que nos héros sont assez nombrilistes : ils n'ont aucune curiosité pour le monde extérieur. http://www.albin-michel.fr/images/couv/2/2/8/9782226239822g.jpg

Dans les romans de David Walliams que je traduis chez Albin Michel, je traduis aussi tous les noms car ils sont signifiants et font partie des ressorts comiques (Joe Spud devient ainsi Joe Patate, Mr Stink devient naturellement M. Kipu). Mais dans des romans plus sérieux, cela n'a évidemment aucun sens de traduire les noms (j'allais citer l'exemple de l'Enfant du jeudi, mais de toute manière la famille s'appelait "Flute", la question ne se pose donc même pas ! Quant à la série Madame Pamplemousse, chez Albin Michel… les noms sont déjà en français dans la version anglaise !).

 

Les enfants Nombril sont de très grands amateurs de séries télévisées. Et les titres des séries font très vrais, comme Méga chef Survivor Extrême 3. Comment les avez-vous trouvés ?

 

Simplement en transposant : les émissions citées dans la VO sont des clins d'œil à des émissions de téléréalité existantes ; heureusement (si on peut dire), nous avons à peu près les mêmes dans tous les pays, ce qui m'a facilité la tâche. Ainsi, pour l'émission Méga chef Survivor extrême, l'auteur a visiblement imaginé un croisement entre Koh Lanta et Master Chef… nous avons tâché, l'éditrice et moi, de faire passer cette idée, tout en nous accordant beaucoup de liberté dans le choix des titres : l'important ici était de faire rire, et pas forcément de coller à tout prix à la VO !

 

Vous vous êtes replongée dans la série pour le second tome. Est-ce difficile ou agréable de retrouver une ambiance plusieurs mois après ? Relisez-vous le premier tome pour vous plonger dedans ?

 

"Se plonger" est le terme juste : c'est une sorte de phénomène d'immersion. À force de fréquenter un texte, on le "sent", on retrouve le ton. La mise en route, pour le second tome, a été bien plus facile que pour le premier, car j'avais justement déjà fait ce travail de recherche. Une fois qu'on y est replongé, c'est comme la bicyclette, ça revient tout seul. D'autant plus que j'ai quasiment enchaîné les deux traductions. Et voilà que je vais bientôt me plonger dans le 3 !

 

Merci beaucoup de votre patience et bon courage pour le troisième tome.


Par Tiphanya - Publié dans : Rencontres avec les métiers du livre - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 20 août 2012 1 20 /08 /Août /2012 08:00

Imaginez un lieu en plein centre ville avec

  • une sélection de livres de qualité et tous sur le thème du voyage

  • des portes-monnaies Mouk

  • de délicieuses tartelettes à la framboise

De mon point de vue, cette librairie n' a qu'un seul défaut : se trouver à Lyon... En même temps cela peut vite se révéler un avantage pour toute personne ayant décidée d'acheter moins de livres, de manger moins de pâtisseries ou de ne plus rien acheter à effigie de Mouk... Ce qui n'est presque pas du tout mon cas.http://www.lyon-france.com/var/ez_site/storage/images/media/images/shopping/raconte-moi-la-terre-librairie/265402-1-fre-FR/Raconte-moi-la-Terre-Librairie_banniere1.jpg

 

Découverte grâce à internet puis testée lors d'un court périple lyonnais en juillet, la librairie mêle habilement guides de voyage et récits. L'espace enfant est bien fourni avec des jeux sur la thématique et quelques livres que j'adore. La restauration se fait en terrasse ou au fond de la boutique dans un espace très lumineux. Je regrette juste qu'il n'y ait pas plus de canapés.

 

Si vous passez à Lyon en tant que touriste, j'ai une excuse toute prête pour convaincre votre entourage de s'y arrêter : elle est à moins de 5 minutes à pied de l'office de tourisme (bon je sais, pas mal de personnes ont besoin d'une bonne raison pour aller dans un office de tourisme, voici une excuse supplémentaire, le plan de ville distribué gratuitement comprend une belle liste de traboules, façades et jolies cours pour ne rien louper).

Et si vous habitez à Lyon, trois mots : je suis jalouse. Non seulement vous avez une super librairie sous la main, mais en plus la ville est très belle.


Par Tiphanya - Publié dans : Rencontres avec les métiers du livre - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 08:00

Voici comme promis une interview réalisée par mes soins de Suzanne Selfors, auteur de "Café Givré", mon dernier coup de cœur.

 

Suzanne-selfors.jpg« Café Givré » est votre premier livre disponible en français. Vous êtes donc encore un auteur relativement inconnu de nous. Pourriez-vous vous présenter ?

Oui, « Café Givré » est mon premier roman traduit en français. Le titre anglais est « Coffeehouse Angel ». J'ai été surprise que l'éditeur français ne garde pas le mot « angel » (=ange) dans le titre.

J'ai écris mon premier roman lorsque j'avais 39 ans. Cela m'a demandé un certain courage de finalement dire à ceux que j'aimais « je veux être auteur ». C'était le premier jour d'école de ma fille Isabelle et tandis que le bus scolaire s'éloignait, j'ai réalisé que j'allais bientôt avoir 40 ans et que si je n'essayais pas maintenant de suivre mes rêves, je ne le ferai jamais. Et donc ce matin là, je me suis assise devant mon ordinateur, me suis inscrite à un cours d'écriture à l'université local et j'ai commencé la page 1.

C'était en 2002. Je suis contente de dire, dix ans plus tard, que je suis un écrivain à plein temps. J'ai écrit trois romans pour les adolescents et quatre pour les enfants. Et deux autres titres vont sortir cette année. Je me construis un lectorat ici aux États-Unis, et je commence juste à voir mes livres être traduits dans d'autres langues.

Je vis sur une île dans l'état de Washington où il pleut en permanence et où tout est vert. Je vis au bord de la plage, entourée par les montagnes. C'est vraiment mignon.

Mon mari est pilote chez DHL. Mon fils Walker débutera l'université cet automne et ma fille Isabelle a 16 ans.


J'ai adoré « Café givré », principalement parce que j'ai besoin de mon café pour commencer à travailler. J'adorerai m'arrêter dans un endroit comme
Chez Anna. L'avez-vous décrit à partir de votre imagination ou avez-vous puisez l'inspiration dans un lieu existant ?

Chez Anna est basé sur un vrai café situé dans une petite ville nommée Poulsbo, dans l'état de Washington. C'est là que je vais écrire presque chaque jour. Je ne peux pas écrire à la maison. Je suis distraite par la lessive, la vaisselle, etc. Donc j'écris dans un café qui s'appelle Hot Shots Java. Ils font un excellent latte. C'est là que j'ai eu l'idée pour « Café Givré ». L'histoire est apparue un jour dans ma tête alors que j'écrivais.

Si vous visitez mon site internet, vous trouverez des photos de la ville de Poulsbo, qui m'a inspirée pour ce roman.


Êtes-vous déjà venue en France ?

J'ai été en France trois fois, la dernière en juillet 2010. Ma fille est tombée amoureuse de Paris. En fait je pense qu'elle est tombée amoureuse des jeunes Parisiens, car je l'ai vu les remarquer. Mais elle ne l'admettra jamais. Elle apprend le français à l'école et nous supplie d'y retourner. Nous envisageons d'y séjourner à nouveau au printemps 2013. En fait, j'adorerais faire un échange de maison, donc si l'un de vos lecteurs veut passer le printemps dans l'état de Washington, je serai ravie de le savoir.


CoffeehousePBK.jpgQuels sont vos projets ? Une autre parution en France ?

Mon prochain livre est un conte de fée romantique intitulé « the sweetest spell » (= un délicieux sortilège). C'est l'histoire jeune paysanne abandonnée qui découvre qu'elle a le pouvoir de faire du chocolat dans un royaume où le chocolat n'est qu'une légende. Les droits français n'ont pas encore été vendus, mais je suis optimiste. Le roman sera disponible sur internet en Août.


Par Tiphanya - Publié dans : Rencontres avec les métiers du livre - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Last news

Retrouvez moi sur ma page facebook !

 

Mes challenges en cours

challenge carnet de voyage

FINI

- Carnet d'un voyage en Croatie, Jean-Marie Laclavetine(Europe)

- Abdallahi, Pendanx et Dabitch (Afrique)

- Chroniques Birmanes, Guy Deslisle (Asie)

- Au nom du fils, Perrotin et Belin (Amérique)

- Le chant des pistes, Bruce Chatwin (Océanie)

- Le royaume de Kensuke, Michael Morpurgo (fiction)

- Des monts célestes aux sables rouges, Ella Maillart (femme)

- Road-Book, voyageurs du monde, Véronique Durruty (tour du monde)

- Paris - Tokyo, Laurent Granier et Philippe Lansac (journalistes)

- Voyage aux îles de la Désolation, Emmanuel Lepage (marin)

 

 

http://babelio.files.wordpress.com/2011/09/challenge-abc2012.jpg?w=231&h=155Challenge ABC critiques Babelio

D - Quatre enfants et un rêve, famille des Pallières

H - L'île du crâne, Anthony Horowitz

K - From the mixed-up files..., E.L. Konigsburg

L- Le bal d'anniversaire, Lois Lowry

N - La dernière flèche, Jérome Noirez

R - Les chevaliers d'Emeraude, Anne Robillard

S - L'atlas d'Emeraude, John Stephens

Y- Dur Dur, Banana Yoshimoto

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés