Le garde, le poète et le prisonnier est le roman d'un auteur coréen sur un poète coréen incarcéré au Japon pendant la seconde guerre mondiale. Un présentation courte qui a tout de suite attiré mon attention, connaissant très légèrement la terrible situation des coréens à cette époque grâce à L'orchestre des doigts. J'ai donc accepté de recevoir ce roman en service de presse.
Mais la première phrase que j'ai lu en le recevant m'ont fait regretté ma décision.
« Traduit du coréen vers l'anglais par Kim Chi-young
et de l'anglais vers le français par Eric Betsch »
Je n'aurai jamais acheté un livre ayant tant perdu à la traduction.
Ce n'est donc pas avec la meilleure disposition d'esprit que j'ai attaqué ce roman.
Toutes les autres blogueuses dont j'ai lu les critiques sont très enthousiastes, elles évoquent un style littéraire hors du commun, un roman poétique et léger. Moi j'ai passé mon temps à me demander ce qui était vrai de ce qui était faux. Car le roman est « inspiré d'une histoire vraie ». Mais laquelle ? En cours de route (en fait suite à une découverte sur certaines pratiques de la prison de Fukuoka), je me suis retrouvée à chercher en français puis en anglais des infos sur Yun Dong-ju (le poète à l'origine de ce roman) et sur le roman. En vain.
Je pense que si le roman avait été annoncé comme une fiction s'inspirant des pratiques japonaises pendant la seconde guerre mondiale, j'aurai lu ce roman avec curiosité et intérêt. Les poèmes disséminé ici et là ne m'auraient pas émue plus que ça mais m'auraient donnée l'envie de relire des haikus.
Le personnage du gardien qui se lie d'amitié avec le poète est très intéressant, avec de multiples facettes. Mais le poète était-il suffisamment ouvert d'esprit pour qu'une telle rencontre ait eu lieu ? A-t-il vraiment écrit des cartes pour ses camarades de cellule ? Impossible de lâcher prise et de me laisser portée par les mots. J'ai abandonné ma lecture au ¾, juste après ma recherche sur le net.
Le garde, le poète et le prisonnier – Lee Jung-myung – Michel Lafon